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Un ouvrier au travail dans la section du bois à l’écocentre de la rue des Toitures à Trois-Rivières
Un ouvrier au travail dans la section du bois à l’écocentre de la rue des Toitures à Trois-Rivières

La popularité des écocentres ne dérougit pas

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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Des feuilles mortes, des pneus usés, du bois, des piles accumulées tout au long de l’hiver, des restes de peinture. Les citoyens sont prêts à faire la file pour aller confier ces choses à l’écocentre de leur quartier. Confier, et non jeter, car toutes ces matières seront acheminées à des entreprises spécialisées qui leur donneront une nouvelle vie.

Grâce à ces petits gestes individuels, au prix parfois de longues minutes d’attente pour faire la queue, les Mauriciens détournent rien de moins que 20 000 tonnes de matières du lieu d’enfouissement régional chaque année, signale la responsable des communications chez Énercycle (anciennement la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie), Sylvie Gamache.

La popularité des écocentres ne dérougit pas. De 87 000 visiteurs, en 2015, on en a compté 133 000 en 2020.

L’écocentre compte un secteur pour déposer papiers et cartons.

Pandémie ou pas, c’est en mai-juin et en octobre, périodes de grand ménage, que les points de chute sont les plus achalandés. C’est encore le cas cette année malgré un printemps très hâtif.

Victime de la popularité du service, Énercycle est à la recherche de quelques employés de plus pour accueillir tout ce beau monde. La rareté de la main-d’œuvre commence à se faire sentir à nouveau, même là.

«À cette période-ci, on reçoit beaucoup de bois et d’encombrants, c’est-à-dire des gros meubles, ainsi que de la peinture, des pneus», dit-elle. «Il suffit de penser rénovation et grand ménage et c’est ça qu’on reçoit», résume-t-elle.

Tous les objets assujettis à un écofrais, comme les appareils de réfrigération ou de climatisation sont acceptés à l’écocentre.

Sylvie Gamache se réjouit de voir quelques records journaliers être pulvérisés encore ce printemps. On a eu des records de 400 visiteurs, certains jours, dans un de nos écocentres en avril, comme l’année dernière. «C’est du monde. On peut s’attendre à une grosse année encore», dit-elle.

«Le service est très apprécié des citoyens. Ils le connaissent de plus en plus. Ils veulent que leurs matières soient valorisées. Ça nous donne un signal que les gens sont sensibilisés et se responsabilisent dans leur façon de gérer leurs matières résiduelles», analyse Mme Gamache.

L’an dernier, le service avait fermé pour quelques semaines à cause de la COVID, mais lors de la réouverture, à la fin d’avril, «il y avait des files d’attente, les 28 et 29 avril, en plein milieu de la semaine. On a eu de grosses journées. On a battu des records au niveau de l’achalandage quotidien», dit-elle.

Téléviseurs et autres appareils électroniques ont leur place à l’écocentre pour y être valorisés ensuite.

Énercycle compte six écocentres et les citoyens de la Mauricie peuvent utiliser n’importe quel d’entre eux.

De plus en plus de municipalités ont également implanté des écocentres locaux. C’est le cas dans les municipalités de la MRC de Mékinac. «Notre-Dame-du-Mont-Carmel a inauguré son écocentre l’an dernier», rappelle Mme Gamache. «Les écocentres municipaux sont aussi des points de dépôt officiels pour les produits pris en charge par l’industrie, c’est-à-dire les produits pour lesquels il faut payer un écofrais, comme le matériel électronique, les pneus, la peinture, les huiles, les piles, les ampoules fluocompactes et même les appareils réfrigérants.

Énercycle constate que «depuis quelques années, les gens vont viser à réutiliser de plus en plus leurs biens, donc les plateformes d’échanges et de ventes en ligne fonctionnent très bien», constate-t-elle. «C’est une excellente chose. L’écocentre, c’est bien, mais ce qui est encore mieux, c’est de prolonger la durée de vie des biens, les réparer, les échanger ou les offrir à des organismes qui vont les revendre», explique Mme Gamache. Dans la région, on peut penser, par exemple, à des organismes de bienfaisance comme le Bon citoyen, l’Armée du salut ou les friperies, pour ne donner que quelques exemples.