René Martin, chef de la Direction de la police de Trois-Rivières.

La police de Trois-Rivières et le CIUSSS-MCQ s’associent pour intégrer un travailleur social au corps policier

Trois-Rivières — Les policiers de Trois-Rivières pourront bientôt compter sur la présence d’un travailleur social à temps plein au sein de leur service. La Direction de la police de Trois-Rivières et le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec ont récemment conclu un partenariat qui permettra l’implantation d’un projet pilote afin de venir compléter les services déjà offerts par la police, mais également assurer certains suivis que les policiers ne sont pas toujours en mesure de faire sur le terrain.

Le projet pilote, d’une durée de deux ans, s’échelonnera jusqu’à la fin de l’année 2021. Au terme de ces deux années, l’expérience sera évaluée et si elle s’avère concluante, Trois-Rivières pourrait alors imiter d’autres villes québécoises qui ont déjà intégré ce type de ressource au sein des corps policiers.

«Ce qu’on souhaite faire, c’est intégrer les services d’un travailleur ou d’une travailleuse sociale, qui viserait notamment à apporter un service additionnel à notre population. On a plusieurs appels récurrents de problématiques sociales qu’on a à rencontrer, et on n’a pas toujours l’expertise pour faire ces suivis-là», fait remarquer le directeur de la police de Trois-Rivières, René Martin.

Du coup, M. Martin ajoute que l’expertise d’un travailleur ou d’une travailleuse sociale permettra aussi de raffiner les techniques d’intervention. «En même temps, ça vise à adapter notre travail aussi. Si on a des modifications à faire, au jour le jour, dans nos actions, qu’on puisse évaluer ce qu’il y a à corriger, ce qu’il y a à intégrer comme type de formation au sein de notre personnel», constate-t-il.

Déjà, l’ensemble du personnel policier de la police de Trois-Rivières a suivi la formation en désescalade offerte par l’École nationale de police du Québec de Nicolet, une formation visant à améliorer les interventions auprès de la clientèle aux prises avec un trouble de santé mentale. «Ça fait plusieurs années qu’on le mentionne lors du dépôt du rapport annuel, on a une augmentation de nos appels en matière de santé mentale. Maintenant, les gens qui graduent à l’École nationale de police ont déjà cette formation. Nous, on a été intégré à rebours au projet pilote de l’École nationale, on a suivi la formation et c’est cette formation qui est maintenant diffusée à la grandeur du Québec», signale René Martin.

Ce dernier souligne qu’en plus de la formation en désescalade destinée aux interventions auprès du public, le personnel a également reçu une formation pour les troubles de santé mentale à l’interne, auprès du personnel de la Direction de la police de Trois-Rivières.

Déjà, certaines villes de la couronne nord de Montréal ont intégré les services d’un travailleur social à temps plein, en tant qu’employé civil du service de police. Au terme du projet pilote, c’est ce que la Direction de la police de Trois-Rivières espère obtenir comme ressource permanente.