Malgré les caprices de la météo de la dernière semaine, les visiteurs sont au rendez-vous pour la pêche au poulamon, selon les pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

La pêche au poulamon va bon train

Sainte-Anne-de-la-Pérade — Après avoir eu quelques sueurs froides en raison des caprices météorologiques des dernières semaines, les pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne sont récompensés pour leurs efforts, alors que les visiteurs et le poulamon sont au rendez-vous, depuis déjà quelques jours.

Alors que la saison de pêche a débuté avec moins de la moitié des 475 chalets installés sur la glace, les pourvoyeurs n’en avaient plus qu’une centaine à placer, samedi. Certains ont pu pousser un soupir de soulagement, une semaine après avoir dû retirer les bâtiments temporaires en raison de fortes pluies.

«Je suis content d’être sur la glace ce matin, confie Stéphane Roy, propriétaire du Centre de pêche Grimard. Je n’ai pas bien dormi pendant trois jours, c’était très stressant. Une chance qu’on avait arrosé la glace avant, dès la fin novembre, je ne suis pas sûr qu’on aurait eu une glace assez épaisse sinon.»

Dame Nature en a par ailleurs remis une couche vendredi, alors que de la pluie, de la neige et de la pluie verglaçante sont tombées successivement sur le Québec, compliquant les déplacements. Selon les pourvoyeurs, quelques personnes ont préféré annuler leur réservation, mais pas suffisamment pour gâcher la journée. «Malgré la température, on n’a eu qu’une seule annulation», indique Claude Devault, de la pourvoirie Claude Devault et fils.

«Hier (vendredi), il y a eu des annulations à cause des conditions routières, ajoute Steve Massicotte, président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. On a une grosse partie de notre clientèle qui vient de l’extérieur de la région et plusieurs nous l’ont dit, que les routes n’étaient pas belles du tout.»

Les pourvoyeurs vont profiter de la température froide des prochains jours pour terminer l’installation du village de pêche. Selon M. Massicotte, il reste environ une centaine de chalets à installer sur la glace.

Il restait encore une centaine de chalets de pêche à installer sur la rivière Sainte-Anne, samedi.

Le poulamon au rendez-vous

S’il y en a un qui n’a pas été embêté par la météo en dents de scie de la dernière semaine, c’est le poulamon, qui est abondant cette année, selon les pourvoyeurs. «La pêche est bonne, se réjouit Claude Devault. Le poisson est au rendez-vous, il est beau et il est gros!»

Sa fille Karine le confirme: ça mord à Sainte-Anne-de-la-Pérade. «Hier soir, j’en ai pêché une soixantaine avec seulement six lignes, en trois heures, illustre-t-elle. Et on n’était pas si assidus que ça pour vérifier les lignes!»

En plus du poulamon, le frasil, ces morceaux de glace qui se forment à la surface de l’eau, est lui aussi abondant. «Oui, il y a beaucoup de frasil, mais c’est en train de se placer, estime Stéphane Roy. Je trouve même que ça mord plus que l’an passé.»

Steve Massicotte rappelle par ailleurs que le frasil n’empêche absolument pas le poisson de mordre. Au contraire, cette glace aide probablement à la pêche, estime-t-il.

«C’est une des raisons pourquoi il y a du poisson: il vient pondre dans le frasil, explique-t-il. Mais il faut plus pêcher, toucher les lignes pour sentir le poisson mordre.»

Avis, donc, aux pêcheurs amateurs: ceux qui ne souhaitent pas rentrer bredouilles devront probablement passer plus de temps avec un fil de pêche plutôt qu’une canette en main. Mais peu importe leur style de pêche, les visiteurs devraient en avoir pour leur argent, promettent les pourvoyeurs.

Grosse fin de semaine en vue

Si plusieurs amateurs de pêche au poulamon ont répondu présent dès l’ouverture de la saison, le 26 décembre dernier, le gros de l’achalandage viendra davantage de la première semaine de janvier. «Les gens cherchent des activités à faire après les Fêtes, alors normalement, c’est une grosse semaine», confirme Steve Massicotte.

Les pourvoyeurs s’attendent néanmoins à une première fin de semaine bien remplie, alors qu’un grand nombre de chalets ont été loués, samedi et dimanche. «C’est pas mal plein, il va y avoir du monde en fin de semaine, affirmait Claude Devault, samedi. Le monde est au rendez-vous.» Les pourvoyeurs conseillent d’ailleurs aux visiteurs de réserver leur chalet par internet ou par téléphone, en particulier pour les fins de semaine.

Une fois l’installation du village de pêche terminée, les pourvoyeurs pourront se consacrer à l’aménagement des activités familiales. Plusieurs sont déjà offertes, comme les promenades sur la rivière. La patinoire et les deux places du Festival de pêche aux petits poissons des chenaux, qui débutera en février, offrent également des activités à faire pour ceux qui désirent prendre une pause de la pêche pour se dégourdir les jambes et prendre l’air.