Le chantier du boulevard Laviolette s’étire depuis le milieu du mois d’août, causant bien des maux de tête aux résidents et aux automobilistes.

«La patience des gens est à la limite»

TROIS-RIVIÈRES — Le chantier qui a cours depuis le mois de mai sur le boulevard Laviolette, non loin du Cégep à Trois-Rivières, continue de s’étirer et pousse la Ville à étudier le dossier d’un point de vue légal. C’est que le chantier, qui devait au départ se terminer vers le milieu du mois d’août, complique drôlement la vie des citoyens et automobilistes, alors que les délais prévus lors de la signature du contrat sont désormais largement dépassés.

Le conseiller municipal du secteur, Pierre Montreuil, le constate: les citoyens sont exaspérés. «La patience des gens est à la limite. J’ai eu beaucoup, beaucoup de commentaires et les gens ont du mal à comprendre que les travaux ne soient pas encore terminés», explique-t-il.

À la base, le contrat donné à Entreprises GNP visait à remplacer une conduite d’eau entre le boulevard du Carmel et le carrefour giratoire des Récollets. La circulation allait être perturbée dans le secteur jusqu’au milieu de l’été. Toutefois, les travaux se sont étirés jusqu’à la rentrée, et continuent de s’étirer, forçant la fermeture, encore à ce jour, d’une partie du carrefour giratoire des Récollets et donc d’un détour par le quartier résidentiel situé juste à côté.

«La rentrée du Cégep, je ne vous le cache pas, n’a pas été très agréable. Par ailleurs, je suis personnellement allé remercier les résidents des Jardins Laviolette pour leur patience et m’excuser pour les inconvénients, parce que ces gens-là se retrouvent en bien mauvaise position. Ils ne sont pas isolés, mais disons que c’est loin d’être l’idéal pour eux, et ça dure encore», constate Pierre Montreuil.

À la Ville de Trois-Rivières, on confirme que le dossier a été soumis au service du contentieux pour étude. «On ne fera pas d’autres commentaires étant donné que notre contentieux a ça entre les mains. On étudie le tout, on analyse le dossier», commente prudemment le porte-parole au cabinet du maire, Yvan Toutant.

Les résidents du secteur, pour leur part, ont également des inquiétudes quant aux arbres qui bordent la rue. «Je tente de les rassurer du mieux que je peux, mais je suis déçu de la tournure des événements. On a demandé des soumissions avec des échéanciers précis, c’est dur à comprendre. Je remercie les gens pour leur patience», mentionne Pierre Montreuil.

Lundi après-midi, Le Nouvelliste n’a pas été en mesure de s’entretenir avec la personne responsable de ce contrat chez Entreprises GNP. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada vers la fin du mois d’août l’entreprise disait avoir en mains tous les arguments advenant une poursuite de la Ville. À ce moment, elle indiquait avoir eu des problèmes d’approvisionnement en matériaux, ce qui expliquait les délais.