Martin Beaumont, président-directeur général du CIUSSSMCQ.

«La patience a ses limites»

LA TUQUE — Les dirigeants du CIUSSS ont clarifié, mercredi soir, leur décision concernant la gestion du stationnement du centre de santé de La Tuque. Un délai a, une fois de plus, été accordé à la Fondation pour la Santé du Haut Saint-Maurice pour «assumer la mission pour laquelle elle est constituée».

«On veut continuer de travailler avec la Fondation, c’est pour ça qu’on fait preuve de patience, mais la patience a ses limites […] On s’est entendu avec elle pour avoir un plan d’action pour qu’ils soient autonomes dans leurs activités de philanthropie et que l’on récupère l’argent des stationnements», a lancé Carol Fillion, président-directeur général adjoint.

Il faut dire qu’il s’agit d’une décision ministérielle pour laquelle le CIUSSSMCQ avait fait une exception pour La Tuque puisqu’il s’agissait du revenu principal de la Fondation. Une entente de trois ans avait été signée en 2015 entre les deux entités pour permettre à la Fondation de faire une planification stratégique, pour se repositionner comme comité philanthropique et développer des activités dans la communauté.

«J’étais même prêt à payer pour que la Fondation soit accompagnée. […] On leur a donné trois ans. On les a contactés récemment pour savoir ils en étaient où, ils n’ont rien fait», a lancé Martin Beaumont, président-directeur général du CIUSSSMCQ.

«Ils nous avaient garanti qu’ils allaient faire ça en trois ans. Ça n’a pas été fait, on redonne une dernière chance. […] Heureusement que M. Fillion est là, il a un plus grand cœur parce que pour ma part, c’était terminé cette année», a ajouté M. Beaumont.

Les dirigeants du CIUSSS ont fait savoir qu’ils avaient reçu un engagement ferme pour un plan d’action au 30 novembre qui va démontrer comment la Fondation va reprendre son autonomie.

«On a été très généreux et on veut qu’ils continuent à se mobiliser», insiste M. Beaumont.

L’argent va demeurer à La Tuque

Lorsque le CIUSSS aura repris le total contrôle de la gestion du stationnement, on assure que les surplus iront au centre de santé de La Tuque.

«On va prendre l’argent du stationnement pour entretenir les stationnements. Quand il y a des surplus, cet argent-là peut être réinvesti dans des services. L’engagement qu’on a pris c’est que l’argent qui est recueilli dans une communauté est retourné dans cette communauté. L’argent de La Tuque va rester à La Tuque […] En fait, c’est que l’argent de La Tuque ne transigera plus par la Fondation. On ne menace pas la Fondation, c’est une façon différente qu’elle aura à développer pour travailler avec nous», a indiqué M. Fillion.

Services d’urgence

Les dirigeants du CIUSSS ont affirmé que le dossier des premiers répondants leur tenait à cœur et qu’il devait être travaillé en partenariat.

«C’est un dossier qui avance très bien. J’ai même personnellement rencontré des équipes qui travaillent sur des solutions novatrices. On s’est engagé à déposer des propositions au maire bientôt. On suit le plan de match […] Le dossier de Parent est un dossier qu’on veut régler en priorité pour être en mesure de s’assurer une continuité de services. On traite les deux dossiers de façon parallèle», a commenté M. Beaumont qui était à La Tuque dans le cadre des séances publiques d’information.

Quant à l’épineux dossier des ambulanciers, qui réclament des horaires à l’heure plutôt que des horaires de faction, il n’y a aucun projet-pilote pour le moment. Le CIUSSSMCQ a fait ses recommandations au ministère qui doit prendre la décision.

«On recommande la transformation d’un horaire de faction vers un horaire à l’heure. Nous pensons que ça devrait améliorer la situation, mais le service actuel répond aux besoins de la population avec un service de qualité.»

«Le maire a raison, on doit avoir une stratégie pour retenir les ambulanciers dans la région. On pense qu’un horaire à l’heure pourrait être cette stratégie de rétention», a conclu M. Beaumont.