Robert Proulx

La passion communicative de Robert Proulx

Trois-Rivières — L’homme d’affaires Robert Proulx est bien connu dans la région pour son expertise en télécommunications. Le fondateur de la firme Xit Télécom et de Xittel Télécommunications est heureux de partager ses 40 années d’expérience à titre d’entrepreneur pour faire du mentorat auprès des jeunes gens d’affaires et en participant à divers conseils d’administration.

Ingénieur de formation, il a travaillé dans le déploiement de systèmes de communication dans plusieurs pays, notamment sur le continent africain où il s’apprête à retourner pour mettre à nouveau à contribution ses connaissances et sa vaste expérience dans le domaine.

Depuis plus de 10 ans, Robert Proulx a donné de son temps au conseil d’administration des Artisans de la paix, dont les deux dernières années à titre de président. Cette implication, dit-il, lui a ouvert les yeux sur la pauvreté qui sévit à Trois-Rivières. «Je ne pensais pas qu’il y avait autant de misère», confie-t-il.

«On sert 200 repas par jour à des gens qui, autrement, ne mangeraient pas», raconte-t-il. Grâce à son approche entrepreneuriale et aux expertises variées des autres membres du conseil d’administration, les Artisans de la paix ont acquis énormément d’autonomie, se réjouit-il. «On a réduit le prix des repas. Ils se vendent plus et on fait plus d’argent», résume-t-il. L’organisme a également fait l’acquisition d’un ancien salon funéraire qu’il a transformé en magasin de meubles usagés, en décembre dernier.

Sa friperie, ouverte au grand public, permet également d’aller chercher des revenus intéressants qui se traduisent par plus de services aux démunis. C’est sans compter sa friperie d’équipements sportifs usagés qui connaît également du succès. L’organisme arrive donc assez bien et s’il y a des surplus, ils sont tous consacrés à la clientèle des Artisans de la paix, dit-il en soulignant au passage le travail exceptionnel du directeur général, Robert Tardif.

Retraité depuis 2015, Robert Proulx avoue qu’il a encore de l’énergie à revendre. Membre du Réseau M, il fait en ce moment du mentorat auprès de quatre jeunes entrepreneurs. L’homme connaît bien les états d’âme que traversent les entrepreneurs comme autant de montagnes russes qui apportent tour à tour désespoir et joies débordantes. «C’est un cheminement normal, mais il faut en parler à quelqu’un», explique-t-il, car être entrepreneur, c’est naviguer entre la crainte de tout perdre et le bonheur de réussir, explique-t-il. L’échec n’est pas nécessairement mauvais, dit-il, car il permet d’apprendre.

Notre Tête d’affiche sait ce que c’est. Il a dû hypothéquer sa maison à quelques reprises pour faire avancer sa propre entreprise. Sa réussite lui aura valu plusieurs prix, notamment le prestigieux Canarie Iway qui est décerné aux personnes et organismes ayant concouru d’une manière exceptionnelle à l’essor de la société canadienne de l’information. Ce prix récompense les innovateurs qui œuvrent au développement et à l’exploitation des réseaux de pointe au Canada, comme ce fut son cas.

Le réseau privé de télécommunications de M. Proulx fut en effet le premier en Amérique du Nord à avoir vendu des infrastructures au lieu de vendre des services. Ce dernier se souvient des batailles qu’il aura toutefois fallu livrer contre le lobby exercé par Bell et Telus pour y arriver.

Ce prix Canarie Iway lui a valu de donner des conférences partout dans le monde.

Robert Proulx est aujourd’hui conseiller principal pour Inno-Centre. «J’aide les entreprises en croissance», dit-il.

Il est également membre du comité d’urbanisme de la Ville de Trois-Rivières et du Comité de révision de l’Ordre des ingénieurs du Québec. Il s’implique de plus au sein du conseil d’administration du Groupe RCM. «On a beaucoup de défis, de beaux défis», dit-il en se réjouissant que l’entreprise fasse travailler des personnes handicapées ou déficientes intellectuelles. «On donne à des gens un travail qui leur permet de vivre en société de façon intéressante», fait-il valoir.

Robert Proulx ne cache pas qu’il carbure à l’entrepreneuriat et se sent heureux lorsqu’il peut contribuer au développement des communautés et des entreprises.