Le colisée de 5000 places sera-t-il construit au District 55? L’avis des candidats diffère.

La parole aux candidats

Du 23 au 25 octobre, l’équipe de la rédaction du Nouvelliste a reçu en entrevue éditoriale les trois candidats à la mairie de Trois-Rivières. Chacun d’eux a répondu à des questions élaborées par l’équipe du journal. Nous vous présentons aujourd’hui la deuxième partie du compte-rendu de ces entrevues.

Doit-on construire un colisée de 5000 places au District 55?

Jean-François Aubin: C’est non pour le 5000 places. Il y a une différence majeure de coûts entre 4000 et 5000 places. Je suis par contre convaincu qu’il y a un besoin de glaces. Est-ce que c’est la meilleure solution? Je ne le sais plus parce qu’on nous a caché des études, que ça n’a pas été poussé à fond. Il faut refaire notre travail et être capable d’expliquer notre choix avec l’ensemble de l’information.

André Bertrand: Avant de le construire, il faudra évaluer toutes les possibilités. Qu’est ce qui se passe avec les arénas Jérôme-Cotnoir, Jean-Guy-Talbot et l’actuel colisée? Combien ça coûte à moyen terme toutes ces installations? Ensuite, je ferais une consultation auprès de la population, et le conseil municipal prendra une décision. Mais actuellement, si ça n’a pas de conséquence, je ferais une pause sur le colisée.

Yves Lévesque: Oui absolument. Ce serait une erreur de retourner en arrière. On s’est tellement battu pour la subvention. La formule la plus intéressante et la moins dispendieuse, c’est celle-là, parce qu’à moindre coût, on se retrouvera à la fin avec une glace de plus sans devoir fermer d’autres glaces pendant 18 à 24 mois. On se positionne pour les 50 ou 60 prochaines années avec le colisée.

Jean-François Aubin

Doit-on construire les jeux d’eau à l’Amphithéâtre?

Jean-François Aubin: C’est non. Il y a tellement d’autres choses qu’on pourrait faire. Il y a des parcs dans des secteurs résidentiels qui en demandent. Pour moi, ce qu’on propose devant l’Amphithéâtre, c’est uniquement pour flasher. Ça n’amène aucune valeur ajoutée. C’est une lubie, un maire qui veut accrocher un trophée là-dessus avant de s’en aller.

André Bertrand: D’aucune façon, ce n’est pas la priorité. L’argent doit être mis ailleurs. C’est de l’argent qui pourrait être remis au niveau de la baisse de la taxe foncière, ou encore construire une passerelle sous le pont Radisson, pour réunir les deux rives et les pistes cyclables.

Yves Lévesque: Absolument. Les jeunes familles recherchent ces activités-là. C’est un grand parc municipal vert, près d’une piste cyclable, où on veut attirer les familles. On veut que les gens profitent de cet espace incroyable.  

André Bertrand

L’éthique et la transparence doivent-elles être améliorées à l’hôtel de ville? Si oui, quels gestes doivent être posés?

Jean-François Aubin: C’est évident. Il faut ouvrir les séances de travail aux journalistes, parce que c’est là que se font les vraies discussions du conseil. Je souhaite webdiffuser les séances du conseil et permettre aussi une interaction par le web lors des périodes de questions. Le code d’éthique des élus doit être rehaussé. En ce moment, il est près du minimum exigé par le gouvernement.

André Bertrand: Quand je regarde ce qu’on a appris sur le salaire du chef de cabinet du maire, on dirait qu’on ne suit pas les mêmes règles pour tous les employés. Le comité exécutif n’a pas été saisi de ça. Est-ce qu’on a essayé de protéger le maire? Je ne suis pas enthousiaste à diffuser les séances du conseil, parce que c’est plate. Mais si les gens le veulent, on peut diffuser la période de questions du public. Peut-il y avoir une interaction par le biais des réseaux sociaux?

Yves Lévesque: Où est-ce qu’on n’est pas transparent? Où est-ce qu’on n’est pas éthique? Il n’y a pas plus transparent que le monde municipal. À chaque dollar qu’on dépense, on passe des résolutions. Les gens peuvent avoir toute l’information, venir nous voir, poser leurs questions.

Yves Lévesque

Quelle est la place des jeunes dans votre programme électoral?

Jean-François Aubin: Elle est importante. J’ai pris l’engagement de créer un comité de jeunes, par appel de candidatures. Ce comité aura à faire des propositions au conseil municipal. Ils auront aussi un siège au conseil d’administration de la STTR. Il faut aussi envisager le virage numérique pour de bon, pour joindre les jeunes là où ils sont.

André Bertrand: Je veux créer un consortium d’entreprises d’envergure ici à Trois-Rivières. Avec eux, travailler à garder nos jeunes à Trois-Rivières. On parle de système de prêts et bourses pour les jeunes, les travailleurs autonomes, ceux qui doivent terminer leur secondaire 5.

Yves Lévesque: La même place qu’ils ont présentement. Quand les jeunes nous amènent des projets intéressants, on les réalise. Regardez le skate park, ce sont les jeunes qui ont amené ça. Il n’y a pas beaucoup d’étudiants qui prennent l’autobus, ils ont tous des voitures. Le jour où les jeunes délaisseront l’automobile pour prendre l’autobus, on ouvrira un siège à la STTR pour eux.