Bell Horizon possède une flotte de 81 autobus nolisés et touristiques.
Bell Horizon possède une flotte de 81 autobus nolisés et touristiques.

La pandémie a fait perdre 13 M$ à Bell Horizon

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES – Le transporteur nolisé et touristique de luxe Bell Horizon a perdu plus de 13 millions $ en revenus depuis le début de la pandémie, le 13 mars dernier.

L'entreprise basée à Trois-Rivières fait partie de la Fédération des transporteurs par autobus du Québec qui ont demandé dimanche à Ottawa une aide financière pour pouvoir survivre à la crise. 

«Nos revenus ont été réduits à néant et les récentes actualités ne vont pas aider», se désole Michaël Bellemare, vice-président – ventes et développement chez Groupe Bell Horizon, faisant référence au récent resserrement des mesures par le gouvernement.

«85 % de nos activités, c'est du transport nolisé. Les activités ont été interrompues en mars, tout juste avant la saison haute où nous enregistrons l'ensemble de nos revenus», explique-t-il.

À Trois-Rivières, les mises à pied ont fait mal, comme ailleurs.

239 personnes ont été placées temporairement sur le carreau, ce qui représente 80 % de l'effectif.

«Le recrutement de plusieurs corps de métiers, comme les mécaniciens, n'était déjà pas facile, alors ça ne sera pas évident. C'est toujours de l'inconnu. On veut une aide financière pour nous aider à payer nos frais fixes.»

Lors des dernières semaines, le transport avait pu reprendre timidement, mais insuffisamment, alors que 10 des 81 autobus de Bell Horizon avaient repris la route.

«Nous n'étions déjà pas optimistes pour la fin de 2020, mais là, c'est encore pire. Les mesures ne sont pas adaptées pour notre industrie. C'est critique. C'est catastrophique», ajoute-t-il, découragé.

Michaël Bellemare devait prendre pleinement les rennes de l'entreprise et succéder à son père. Une démarche qui devra finalement attendre encore.