La nouvelle bien accueillie dans la région

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — La Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) a conclu mercredi ses ententes de financement. C’est avec grand bonheur que la nouvelle a été accueillie par les dirigeants de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste, mais également par les élus municipaux des quatre coins de la région.

«Nous sommes évidemment comblés par ce dénouement heureux que nous attendions tous depuis un bon moment maintenant», lance d’entrée de jeu Louis Ménard, président du conseil d’administration de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste.

Louis Ménard

«Malgré cette épée de Damoclès qui pendait au-dessus de la tête des employés, ceux-ci n’ont pas ménagé leurs efforts au cours des derniers mois pour maintenir les standards de qualité qui ont fait du Nouvelliste un quotidien crédible, la référence de l’information en Mauricie et au Centre-du-Québec. Je leur lève aujourd’hui mon chapeau pour leur précieux apport à ce projet de coopérative et les sacrifices qu’ils consentent pour assurer la pérennité du Nouvelliste qui, rappelons-le, célèbre en 2020 ses 100 ans», a-t-il ajouté.

La signature de ces ententes vient confirmer le maintien des activités de six journaux régionaux, dont Le Nouvelliste.

Pour le président-éditeur Alain Turcotte, c’est l’aboutissement d’une longue démarche qui permet désormais de prendre un nouveau départ. «Ce financement permet non seulement de poursuivre nos activités, mais également d’entreprendre une transformation de notre modèle d’affaires. Partout dans le monde, les journaux vivent une transition vers le numérique, ce qui ne signifie pas que Le Nouvelliste commencera à réduire son empreinte papier demain matin. La version imprimée de notre journal est encore très populaire et notre transformation respectera les habitudes de lecture de notre communauté. Mais d’ici là, la vente d’abonnements numériques s’inscrit désormais dans notre plan de match», a affirmé Alain Turcotte, président-éditeur.

Jean Lamarche

Dans la région, du nord au sud, on se réjouissait de cette nouvelle, pour la conservation des emplois certes, mais surtout pour le maintien d’une information régionale de qualité. «L’ensemble des élus municipaux était d’avis qu’il fallait conserver une salle de nouvelles régionales. C’est pour le bien du rayonnement de la Mauricie et du Centre-du-Québec, mais surtout c’est une question de vitalité d’avoir une information régionale. Pour Trois-Rivières, c’est un gros plus et ça nous permet de nous positionner encore comme capitale régionale et une des villes importantes du Québec. C’est une excellente nouvelle», a indiqué Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières.

Jean-Guy Dubois

Sur la Rive-Sud, le maire de la ville de Bécancour insiste, il fallait absolument conserver Le Nouvelliste et la récente annonce est de bon augure pour l’avenir.

«C’est une qualité d’information vraiment importante. C’est de l’information de première main, d’ailleurs plusieurs médias se servent du Nouvelliste pour faire leur information […] La presse écrite fait l’objet d’un autre genre de couverture qui a plus de profondeur et de recherche si on veut. On est très fiers. On ne pouvait pas imaginer ne pas avoir un quotidien solide comme on a actuellement pour la région. Je souhaite de tout mon cœur que ça fonctionne», a affirmé Jean-Guy Dubois.

Plusieurs élus ont également souligné l’aspect social de ce nouveau départ de la Coopérative de solidarité Le Nouvelliste.

Geneviève Dubois

«La forme coopérative c’est très intéressant. De permettre aux gens de devenir en partie propriétaire et de pouvoir contribuer, c’est super intéressant. Ce sont des entreprises qui s’ancrent chez nous et qui développent chez nous. C’est doublement une bonne nouvelle. […] Je suis heureuse de voir que c’est officiel, mais dans ma tête et dans mon cœur, c’était déjà le cas. C’est aussi de s’assurer qu’on va nous fournir encore de l’information de qualité, professionnelle et régionale», soutient Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet.

Michel Angers

Le maire de Shawinigan abondait également dans le sens des autres élus de la région. «J’ai toujours eu confiance au modèle coopératif, ça fait en sorte que tout le monde met la main à la pâte. […] Notre volonté évidemment, c’était de garder notre quotidien régional, pour les emplois et justement, ne pas être noyé dans l’information nationale et internationale. On sait aussi qu’il se porte bien, alors c’est définitivement une bonne nouvelle», a indiqué le maire Michel Angers.

Hélène Langlais

Du côté de La Tuque également, on accueillait également la nouvelle avec beaucoup d’optimisme. «On s’en réjouit parce que l’information régionale c’est important pour nous. Le Nouvelliste est un partenaire important qui nous permet de faire rayonner notre communauté», a fait savoir Hélène Langlais, directrice des communications de Ville de La Tuque.

Le président du conseil d’administration a également tenu à remercier les nombreux lecteurs et abonnés pour leur appui.

«Quant à nos lecteurs et abonnés, qui nous avaient démontré tout l’amour qu’ils nous portent lors d’un rassemblement au Musée Pop l’automne dernier, cette annonce du financement auquel nous aurons droit leur envoie le signal qu’ils pourront toujours compter sur nous pour les tenir informés sur ce qui se passe chez eux, d’abord et avant tout, mais aussi ailleurs grâce à la force de notre réseau et de ses antennes à Sherbrooke, Ottawa-Gatineau, Saguenay, Québec et Granby. Ils ont aussi été nombreux à participer à notre financement sous forme de dons et nous ne les remercierons jamais assez d’y croire autant que nous», insiste Louis Ménard.

«Enfin, nous ne les tiendrons jamais pour acquis. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons mis sur pied ce grand concours du 100e anniversaire. Il s’agit de la meilleure façon de les remercier pour cette fidélité qu’ils nous témoignent depuis si longtemps», a-t-il conclu.