Un bâtiment désaffecté de l’usine Duchesne et fils s’est effondré cette semaine, à Yamachiche.

La neige continue de causer des problèmes

TROIS-RIVIÈRES — La neige accumulée sur les toits continue à causer des maux de tête dans la région, à quelques jours de l’arrivée officielle du printemps. Elle a causé un dégât d’eau à l’Université du Québec à Trois-Rivières, vendredi, et de nouveaux toits se sont effondrés au cours des dernières 24 heures, à différents endroits dans la région.

À l’UQTR, de l’eau s’est infiltrée dans le pavillon de la santé, vendredi, en début d’après-midi. «En raison de la neige, les drains de toit ne s’écoulaient pas convenablement, car les puisards sont pleins et même gelés dans certains cas, explique Jean-François Hinse, responsable des relations avec les médias de l’institution. Conséquemment, l’eau de la fonte des neiges était refoulée sur le toit, ce qui aurait causé l’infiltration dans le bâtiment.»

Cet imprévu a nécessité l’évacuation d’une dizaine de bureaux situés au troisième étage du pavillon, mais uniquement pour faciliter l’opération de nettoyage, assure M. Hinse. Il ajoute que des équipes de l’UQTR et des experts externes ont été appelés pour tenter de régler la situation. Aucune classe n’aurait été affectée par l’infiltration d’eau.

«Le service ménager va compléter les opérations de nettoyage et de séchage durant la soirée, précise M. Hinse. Les employés concernés pourront travailler sans problème lundi.»

Un entrepôt à matelas utilisé par Sealy Canada, s’est effondré, à Saint-Narcisse.

D’autres toits s’effondrent

À Saint-Narcisse, les pompiers sont intervenus vendredi à l’entreprise R. Tessier et fils, dont le toit d’un entrepôt s’était effondré sous le poids de la neige. Le bâtiment est loué à l’entreprise Sealy Canada, qui y entreposait des matelas, selon Guy Gervais, directeur du Service des incendies de Saint-Narcisse.

«Ça faisait trois ou quatre fois que le toit était déneigé, mais une partie s’est effondrée quand même, explique-t-il. Heureusement, il n’y avait personne à l’intérieur.»

Un tel scénario s’est également produit à Yamachiche, jeudi, alors qu’un bâtiment de l’entreprise Duchesne et fils s’est aussi effondré, à Yamachiche. Le service de sécurité incendie n’est toutefois pas intervenu, puisqu’il n’a pas été appelé. Il s’agirait cependant d’un bâtiment désaffecté, dont l’entreprise ne se servait plus. Personne n’était disponible pour répondre aux questions du Nouvelliste, vendredi, chez Duchesne et fils.

Le directeur du service incendie de Yamachiche, François Pellerin, indique par ailleurs qu’une dizaine de fermes abandonnées qui ne sont plus déneigées ont connu le même sort au cours des 10 derniers jours.

De l’eau s’est infiltrée par le toit du pavillon de la santé de l’UQTR, vendredi.

Le toit d’un bâtiment de l’entreprise Elitech situé sur la rue Moïse-Cadorette, dans le secteur Saint-Jean-des-Piles, à Shawinigan, s’est également effondré, mercredi. Le Service de sécurité incendie de Shawinigan a été appelé sur les lieux, mais n’a pas eu à intervenir, selon le directeur des communications de la Ville de Shawinigan, François St-Onge.

«Quand les pompiers sont arrivés, des gens étaient en train de déneiger, indique-t-il. Comme il n’y a pas eu de blessé et que les gens sur place maîtrisaient la situation, on n’a pas eu à intervenir.»

Les appels du Nouvelliste à l’entreprise sont restés sans réponse, vendredi.

D’autres bâtiments se sont également effondrés, deux à Trois-Rivières et un autre à Louiseville, vendredi.

Le bâtiment qui abrite l’hôtel de ville, la bibliothèque et deux salles communautaires de Saint-Sévère demeurera fermé jusqu’à la semaine prochaine, en raison la venue d’ingénieurs du bâtiment.

Saint-Sévère: l’hôtel de ville reste fermé

Le bâtiment qui abrite l’hôtel de ville, la bibliothèque et deux salles communautaires de Saint-Sévère restera également inaccessible, au moins pour une partie de la semaine prochaine. Des fissures découvertes lundi ont forcé la municipalité à fermer l’édifice jusqu’à ce qu’il soit inspecté par des ingénieurs du bâtiment.

«Ça va aller à lundi ou mardi avant que les ingénieurs viennent vérifier l’état du bâtiment, précise le maire de Saint-Sévère, Jean-Yves Saint-Arnaud. Ils étaient trop occupés pour venir plus tôt, avec les nombreux effondrements dans la région. On a vérifié jeudi et ça ne semble pas avoir empiré au cours des derniers jours, mais il est trop tôt pour savoir si on peut réintégrer le bâtiment.»

Ces fissures n’ont toutefois aucun lien avec le poids de la neige. Elles seraient plutôt causées par l’affaissement d’une partie de la fondation du bâtiment. Celui-ci avait été agrandi en 2016.