De gauche à droite: Bernard Thompson, préfet de la MRC Mékinac, Julie Robillard, coordonnatrice aux projets spéciaux et aux relations avec le milieu à la MRC, Sonia LeBel, ministre de la Justice et députée de la circonscription de Champlain à l'Assemblée nationale, Alexis Rheault, coordonnateur aux loisirs et à la culture de la MRC, et Richard Côté, du Carrefour action municipale et famille.

La MRC Mékinac devient «amie des enfants»

Saint-Adelphe — La MRC Mékinac a reçu samedi l’accréditation internationale MRC amie des enfants, en reconnaissance des actions menées sur son territoire pour améliorer la qualité de vie des familles et des enfants. Il s’agit de la seconde MRC au Québec à recevoir cette marque de reconnaissance, obtenue par une cinquantaine de villes, municipalités et arrondissements.

Pour obtenir cette accréditation remise par le Carrefour action municipale et famille et UNICEF Canada, la MRC devait avoir adopté une politique familiale et montrer les actions et projets visant à faciliter et enrichir la vie des enfants et jeunes, favoriser le développement de la citoyenneté chez eux ou encore entreprendre des actions de solidarité internationale impliquant les enfants de 0 à 17 ans.

«On a montré qu’on faisait déjà plusieurs actions avec nos bibliothèques, par l’offre d’activités et de loisirs et avec la rentrée scolaire accessible pour tous, où on rend le matériel scolaire plus abordable pour les familles démunies, explique Alexis Rheault, coordonnateur aux loisirs et à la culture de la MRC. Toutes ces choses ont pesé dans la balance.»

Cinq des dix municipalités qui font partie de la MRC se sont elles aussi engagées à obtenir l’accréditation Municipalité amie des enfants, soit Grandes-Piles, Saint-Adelphe, Saint-Tite, Saint-Séverin et Hérouxville. Trois-Rives et Saint-Roch-de-Mékinac sont en train d’évaluer cette possibilité, précise le préfet.

La MRC ne peut toutefois pas s’asseoir sur ses lauriers si elle veut conserver son accréditation, renouvelable aux trois ans. Elle devra revoir sa politique familiale et mettre en place davantage d’actions qui bénéficieront à la jeunesse. À ce chapitre, la MRC ne manque pas de projets, assure M. Rheault.

«On veut améliorer le réseau cyclable des municipalités, le rendre plus accessible et sécuritaire, illustre-t-il. On veut aussi maximiser la valorisation des réussites et améliorer la quantité et l’accessibilité des services sur le territoire, même chose avec les loisirs, la culture et les projets. On veut mettre l’Accent sur tous les projets qui vont toucher à l’enfance.»

Contrer le vieillissement

Le préfet de la MRC Mékinac, Bernard Thompson, n’était pas peu fier d’obtenir cette accréditation. Mais pour lui, les actions mises de l’avant pour la jeunesse vont de soi pour éviter que les municipalités ne se dépeuplent.

«La pierre angulaire dans l’augmentation de la population de certaines municipalités, c’est les politiques familiales, soutient-il. C’est vrai que la région est très touchée par le vieillissement de la population, alors si on veut attirer des familles, il faut montrer qu’on prend soin des enfants.»

La MRC Mékinac devient donc la première en Mauricie à devenir MRC amie des enfants et la seconde au Québec, après la MRC d’Arthabaska, en 2017. Les 22 municipalités de cette première MRC s’étaient engagées à obtenir l’accréditation en tant que municipalités, en déposant elles aussi un dossier devant le Carrefour action municipale et famille.

En excluant la MRC de Mékinac, en Mauricie, seule Notre-Dame-du-Mont-Carmel a reçu l’accréditation. Au Centre-du-Québec, outre la MRC d’Arthabaska, Sainte-Clothilde-de Horton, Daveluyville, Notre-Dame-de-Ham, Daveluyville, Princeville, Victoriaville et Sainte-Perpétue l’ont aussi reçue.