La conférence de presse tenue jeudi à Saint-Alexis-des-Monts a réuni Michel Bourassa, maire de Saint-Alexis, Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé, Pierre-Édouard Houde, gestionnaire à la MRC et responsable de la mise en place du projet de sécurité dans les sentiers hors route, et Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile.

La MRC de Maskinongé équipée pour le sauvetage hors route

Saint-Alexis-des-Monts — La MRC de Maskinongé est dorénavant mieux desservie en service de sauvetage dans les sentiers hors route. Le service de sécurité incendie de Saint-Alexis-des-Monts profite d’un investissement de près de 300 000 $ pour permettre à ses pompiers d’être en mesure d’intervenir plus efficacement dans les différents secteurs du territoire de cette MRC.

La partie nord de la MRC de Maskinongé est grandement composée de secteurs forestiers qui font le bonheur des randonneurs, des chasseurs, des quadistes et des motoneigistes. Les services d’urgence sont appelés à intervenir à la suite d’accidents, mais avec des moyens limités. Ce projet permet l’acquisition d’une camionnette, d’une remorque, d’un véhicule côte à côte de type Mule, de cordage, de raquettes, etc. La formation spécialisée des pompiers, la pose de 56 pancartes constituant des points de localisation d’urgence et de 64 bornes de rendez-vous font partie des autres éléments qui vont bonifier l’efficacité des pompiers de Saint-Alexis.

«Les équipements et la formation des pompiers vont nous permettre d’avoir un temps d’intervention qui sera amélioré de 100 fois. On n’avait rien de ça auparavant. Quand on avait une intervention à faire, on appelait l’Auberge du Lac- à-l’eau-claire pour emprunter un traîneau ou une motoneige. Quand il n’y en avait pas, on appelait au lac Blanc (la Pourvoirie). Imagine le temps que ça prenait», illustre le maire de Saint-Alexis, Michel Bourassa, qui a commencé à parler de ce projet il y a trois ans.

La signalisation en sentiers forestiers va aussi aider les secouristes à se situer beaucoup plus rapidement à la suite d’un appel.

«Avant, les gens disaient: ‘‘Je suis près de tel lac, pas loin de telle place’’. Les points de localisation, c’est comme une adresse. Les services d’urgence vont savoir où sont les gens», observe Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile.

«Lors d’un appel au 911, c’est à cette borne que les services de sauvetage vont se rencontrer avant d’aller dans les sentiers», ajoute Pierre-Édouard Houde, gestionnaire à la MRC et responsable de la mise en place du projet.

La présence de nombreuses entreprises d’hébergement dans ce secteur amène son lot de touristes de partout sur la planète qui veulent vivre l’expérience de la nature canadienne. Les promenades en traîneau à chiens et en motoneige sont des éléments de vente qui séduisent ces visiteurs.

La mise en place d’un tel service de sauvetage sera une carte de plus dans la manche de ces entreprises, croit Patricia Brouard, vice-présidente aux ventes, aux communications et à la satisfaction de la clientèle du Baluchon, éco-villégiature, de Saint-Paulin.

«La sécurité est un critère de choix pour les touristes, rappelle-t-elle. Le Canada est un pays sécuritaire et en plus, on est équipé au niveau de la sécurité. Quand on approche des tours opérateurs, on en parle. C’est un gros plus pour les hôteliers.»

«On souhaite poursuivre le développement touristique, mais de manière réfléchie», ajoute le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, en soulignant que la Ville de La Tuque, qui a été la première à mettre en place un tel système au Québec, sert de modèle.

Le ministère de la Sécurité publique a fourni 100 000 $ pour l’achat des équipements et une autre somme de 100 000 $ pour les bornes et la formation de 60 heures offerte à 10 pompiers de Saint-Alexis.

La Municipalité de Saint-Alexis a investi près de 100 000 $ dans l’achat de la camionnette et de la boîte qui y est fixée.