C'était possible de patiner dans les rues lundi.

La météo joue au yo-yo

C'est à une véritable course contre la montre avant le gel que les différentes équipes municipales et ministérielles se sont livrées lundi. Un peu partout en Mauricie et au Centre-du-Québec, les employés des différents services municipaux et services de déneigement ont dû redoubler d'efforts pour dégager les rues du grésil et de la pluie avant que le mercure ne chute durant la nuit.
«On doit travailler sur deux fronts toute la journée. Il faut dégager ce qui nous est tombé dessus, mais il faut aussi préparer ce qui s'en vient», résume Jean Lamarche, responsable des communications au ministère des Transports.
En effet, selon Environnement Canada, il était tombé environ 7 centimètres de neige durant la nuit de dimanche à lundi, puis jusqu'à 10 mm de pluie verglaçante tôt le matin pour finalement faire place à tout près de 15 mm de pluie en début d'après-midi. Par la suite, il était prévu que les vents changent et arrivent du sud-ouest pour faire chuter les températures de façon importante, explique André Cantin, météorologue à Environnement Canada.
«Durant la nuit de lundi à mardi et tôt mardi matin, le refroidissement éolien nous fera ressentir jusqu'à -30 degrés», confirme André Cantin, laissant également sous-entendre que toute cette pluie se changerait rapidement en glace.
C'est justement ce que les équipes du ministère des Transports et de la Ville de Trois-Rivières ont voulu éviter lundi. De nombreuses équipes étaient à pied d'oeuvre pour débloquer les puisards bouchés par le grésil et qui ont transformé de nombreuses rues en véritables lacs.
«C'est le principal problème que nous devons affronter et il faut déboucher chaque puisard avant que le froid arrive», résume Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. Avec de l'eau chaude et des équipements spécialisés, les cols bleus de la Ville ont travaillé toute la journée à déboucher ces puisards, pendant que les autres équipes de déneigement s'affairaient à dégager les artères principales.
«Durant la journée, nous nous affairons sur les artères principales pour que tout soit bien dégagé et que du sable soit mis. En soirée, on concentre nos énergies sur les rues résidentielles de façon à ce qu'on évite le plus possible que les rues ne se transforment en patinoire durant la nuit», explique Yvan Toutant.
Le stationnement de nuit était d'ailleurs interdit presque partout à Trois-Rivières la nuit dernière, à l'exception de la zone C.
Même son de cloche du côté du ministère des Transports, où tant l'épandage, le déneigement que le déglaçage des puisards étaient une priorité lundi.
«Les conditions routières ont été difficiles, surtout tôt le matin. Nos équipes travaillent de longues heures pour tenter de tout dégager», ajoute Jean Lamarche.
Encore la rivière Milette
Du côté du secteur Trois-Rivières-Ouest, la rivière Milette a encore donné des maux de tête aux résidents et aux automobilistes, sortant de son lit et inondant une grande section de la côte Richelieu et du stationnement arrière du centre commercial Carrefour Trois-Rivières-Ouest.
Il semble que ce soit un entrepreneur en déneigement de l'endroit qui, malgré les indications contraires de la Ville, ait poussé de la neige dans la rivière.
«Ça s'est passé derrière un édifice à logements de la rue Meunier. Un embâcle s'est formé en raison de toute cette neige et la rivière a débordé. Nous allons rencontrer l'entrepreneur fautif, mais en attendant, nous travaillons à défaire l'embâcle», indiquait Yvan Toutant, lundi après-midi.
En raison de cette inondation, une section de la côte Richelieu a été fermée à la circulation pendant une bonne partie de la journée.
Du côté du secteur Cap-de-la-Madeleine, 17 résidents de la rue Rochefort ont été privés d'eau pendant quelques heures après la rupture d'une conduite d'eau. Toutefois, la situation était revenue à la normale en après-midi.
En terminant, il a été impossible lundi de discuter avec un responsable de la Ville de Shawinigan au sujet des opérations des travaux publics.
Avec la collaboration de Gabriel Delisle