Le lock-out se poursuit à l’Aluminerie de Bécancour depuis bientôt près de six mois.

La médiation en pause à l’ABI

BÉCANCOUR — Alors que le lock-out à l’Aluminerie de Bécancour se dirige vers son sixième mois, la médiation entre les parties devrait reprendre la semaine prochaine après une pause provoquée par un rendez-vous devant le Tribunal administratif du travail les 20 et 21 juin.

Pendant ces deux jours, le Syndicat des Métallos sera entendu sur le fond à la suite de l’ordonnance provisoire de sauvegarde émise le 4 mai dernier en lien avec le recours à des briseurs de grève chez ABI. Lors de ces audiences, la partie syndicale tentera d’obtenir une ordonnance permanente sur le recours à des travailleurs de remplacement.

Dans une décision interlocutoire, le juge Christian Drolet avait reconnu le recours à un briseur de grève, ce qui l’avait amené à ordonner provisoirement à l’employeur de cesser pareille pratique et de fournir la liste de tous les cadres en poste. Or, selon ce que Le Nouvelliste a appris, d’autres cas viendraient s’ajouter à la première requête, et ce, à la suite d’une visite effectuée à l’usine.

Par ailleurs, mardi, une délégation de dizaines de syndicalistes représentant les 17 syndicats membres de la FTQ-Construction sera de passage devant l’usine d’ABI pour appuyer les lockoutés.

Les médiateurs Lucien Bouchard et Jean Nolin poursuivront leur travail la semaine prochaine pour tenter de dénouer cette impasse. Le lock-out fut déclenché le 11 janvier dernier.

Les discussions se déroulent au moment même où l’employeur veut contester la décision du Tribunal des droits de la personne affirmant que l’entreprise fait preuve de discrimination salariale envers ses travailleurs étudiants. Ce verdict oblige l’entreprise à verser entre un et 2,5 millions de dollars en compensations salariales à quelque 230 étudiants. À moins qu’ABI obtienne l’autorisation d’en appeler et réussisse à faire casser cette décision par la Cour d’appel.