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Le nombre de personnes qui vont se faire dépister a augmenté depuis un peu plus d’une semaine dans la région.
Le nombre de personnes qui vont se faire dépister a augmenté depuis un peu plus d’une semaine dans la région.

La Mauricie et le Centre-du-Québec résistent pour le moment

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
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Au lendemain du point de presse du premier ministre François Legault sur le resserrement de certaines mesures dans les zones rouge et orange, la directrice régionale de la Santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec a fait le point sur la situation épidémiologique de la région qui peut sembler enviable, mais qui demeure fragile.

«Les impacts de la troisième vague semblent frapper la région moins durement pour le moment. Bien que le portrait actuel nous permette de demeurer au palier orange, certains indicateurs nous rappellent qu’il faut faire preuve d’une grande vigilance afin d’éviter que la situation ne se dégrade rapidement», a soutenu la Dre Marie-José Godi.

La stabilité qui était observée dans la région depuis quelques semaines est effectivement un peu plus inquiétante, et ce, sur différents aspects, fait remarquer la directrice régionale de la Santé publique.

On observe d’abord une légère hausse du nombre de cas, alors que la moyenne par jour est passée de 14 à 24 au cours des deux dernières semaines. Le bilan de mercredi faisait quant à lui état de 18 nouvelles infections, dont 8 en Mauricie et 10 au Centre-du-Québec.

Le nombre de cas actifs s’élevait à 199 soit 34 de plus que la semaine dernière. Les secteurs les plus touchés étaient toujours Drummond (45), Arthabaska (41), Trois-Rivières (31) et Nicolet-Yamaska (21). Bécancour (13), Shawinigan (13), Mékinac (10), Maskinongé (8), L’Érable (7), La Tuque (7) et des Chenaux (moins de 5) s’en tiraient un peu mieux.

Le nombre d’éclosions est une fois de plus en hausse dans la région. Après être passé de 8 à 17, la semaine dernière, on en comptait 25 dans le dernier bilan hebdomadaire du CIUSSS MCQ.

Ce sont principalement les milieux de travail (entreprises, commerces, autres) qui sont touchés avec un total de 19 éclosions dans la région. La directrice régionale de la Santé publique a d’ailleurs rappelé que son équipe n’hésitera pas à intervenir pour fermer des milieux qui ne respectent pas les règles.

On comptait également six éclosions dans les milieux scolaires et de garde. La Dre Godi a d’ailleurs souligné que les mesures strictes mises de l’avant dans les écoles ont permis de réduire la transmission du virus.

Pour ce qui est des variants, la situation peut paraître enviable, puisque le taux de positivité au criblage tourne autour de 33% des cas de COVID-19 comparativement à 67% pour tout le Québec. Toutefois, leur nombre a tout de même augmenté de façon importante au cours des deux dernières semaines dans la région, passant de 16 cas de variants détectés par criblage à 144, mercredi.

«Cette donnée nous rappelle qu’avec les variants qui sont plus contagieux, la situation peut changer très rapidement dans la mesure où la contagion peut se faire de façon exponentielle», rappelle la directrice régionale de la santé publique.

Le nombre de personnes aux soins intensifs est également un indicateur qui préoccupe les instances régionales. On en comptait sept, mardi, sur une capacité d’accueil de dix patients aux soins intensifs de l’unité COVID du CHAUR de Trois-Rivières. Ce nombre était redescendu à cinq, mercredi, mais le taux de 50% d’occupation demeurait tout de même préoccupant.

Pour le moment, les personnes qui sont hospitalisées et qui sont admises aux soins intensifs ne sont pas plus jeunes, comme ç’a été observé dans certaines régions en raison de la progression des variants. Il s’agit encore de personnes de 65 ans et plus en grande majorité. «Leur profil est le même que durant la deuxième vague», a fait savoir la Dre Marie-José Godi.

Des indicateurs sous surveillance

La Dre Marie-José Godi a tout de même souligné que la situation dans laquelle se trouvent la Mauricie et le Centre-du-Québec est positive comparativement à d’autres régions qui se trouvent à proximité.

«Nous souhaitons tous qu’elle se maintienne le plus longtemps possible afin de nous permettre de vacciner le plus grand nombre de personnes avant de subir de façon très importante les effets de la troisième vague», a-t-elle soutenu.

Elle a fait savoir qu’il y a trois indicateurs qui sont surveillés de près pour un éventuel retour en zone rouge, si jamais la situation se détériore: le nombre de nouveaux cas, les hospitalisations et les admissions aux soins intensifs ainsi que la progression des variants.

«Jusqu’à présent, on voit qu’ils [les variants] deviennent dominants, mais ils n’ont pas d’influence sur la transmission et d’incidence sur les nouveaux cas, souligne-t-elle. Une hausse accélérée et soutenue serait inquiétante pour notre région.»

La directrice régionale de la Santé publique a d’ailleurs réitéré l’importance de continuer à respecter les mesures sanitaires, à collaborer avec les équipes de la Santé publique si vous êtes contactés et à appliquer avec rigueur son isolement lorsque c’est requis.