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La manne pour les organismes d'aide
La manne pour les organismes d'aide
La directrice générale du Bon Citoyen de Trois-Rivières, Nathalie Bruneau.
La directrice générale du Bon Citoyen de Trois-Rivières, Nathalie Bruneau.

Une boutique en ligne pour le Bon Citoyen

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Le volume de biens reçus au fil des dernières semaines par le Bon Citoyen est tel que l’organisme communautaire vient de lancer une boutique en ligne dans le but d’écouler le plus d’objets possible.

Nathalie Bruneau l’avoue volontiers. Elle n’a jamais vu autant de marchandise depuis qu’elle est arrivée à cet organisme, il y a quatre ans.

«C’est toute une gestion qui n’est pas évidente. On a beaucoup de dons, mais moins de monde et moins de temps pour trier. Ça va plus lentement pour trier. Ça refoule aux portes. Des gens avaient juste ça à faire, le ménage du printemps. Ça a été fait à la vitesse grand V. C’est à cause de la COVID-19. On a refusé du stock! Mais c’est un beau problème. On prend ça une bouchée à la fois.»

L’organisme du secteur Cap-de-la-Madeleine a recommencé à prendre des dons de biens il y a une dizaine de jours. L’accumulation de marchandise a incité la direction du Bon Citoyen à mettre en place une boutique en ligne.

«On a commencé le 7 avril avec 700 objets, mentionne Mme Bruneau. On prépare les commandes et on fait la livraison à Trois-Rivières. Il faut essayer de trouver d’autres moyens, car la vente de marchandise est notre moyen de financement. On s’autofinance à 90 %.»

Le Bon Citoyen laisse ses vêtements dormir une semaine au sous-sol avant de les mettre en vente. L’organisme ne permet plus aux clients d’essayer les vêtements, ce qui évite de remettre les vêtements non achetés en quarantaine.

Le Bon Citoyen s’attend à conclure 2020 avec une perte de revenus attribuable à la fermeture de son magasin durant quelque deux mois.