Yvon Carignan

La Maison Carignan rectifie le tir

L'administration de la Maison Carignan a riposté aux propos tenus par son ancien directeur général et fondateur, Yvon Carignan, récemment débouté devant la Commission des relations du travail (CRT). Cette semaine, M. Carignan affirmait sur tous les toits avoir «refusé un règlement hors cour» déposé, selon lui, par la maison de thérapie pour trancher à la racine le conflit qui l'opposait à son ancien employeur. Hors, selon ce dernier, rien n'est plus faux.
«M. Carignan a dit qu'il avait refusé une offre, comme si la Maison Carignan était dans l'erreur et que rapidement on avait voulu faire une offre. Habituellement, lorsqu'une offre est faite, ce n'est pas pour admettre qu'il y a eu erreur, c'est simplement pour éviter des frais qui sont onéreux et un débat sur la place publique. Cela dit, formellement, il n'y a jamais eu d'offre présentée» à M. Carignan, précise le porte-parole de la Maison, Denis Foucault.
Joint au téléphone, Yvon Carignan admet que jamais on n'a présenté à son intention un montant forfaitaire pour résoudre son litige en dehors du tribunal administratif de la CRT. Plutôt, son avocat lui aurait recommandé d'entamer des discussions avec l'avocat de son ancien employeur, avenue qu'il aurait refusée séance tenante. «Ils ont voulu régler hors cour, mais ça n'a pas fonctionné», répète Yvon Carignan. Pour l'ex-homme fort de l'organisation, qui disait vouloir se «battre jusqu'à la dernière goutte de [son] sang», aucune offre hors cour n'aurait réussi à rétablir sa réputation.
Rappelons que mercredi dernier, Yvon Carignan n'a pas convaincu le juge Raymond Gagnon de la CRT qu'il avait été injustement suspendu de son poste. En fait, comme M. Carignan occupait un siège de cadre dans cette organisation sans but lucratif, avec un salaire annuel frôlant les 150 000 $, le juge Gagnon lui a simplement signifié qu'il ne pouvait bénéficier de la protection des dispositions de la Loi des normes du travail.