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D’une région à l’autre, l’importance du délestage a varié, pouvant atteindre 50 % de la capacité normale.
D’une région à l’autre, l’importance du délestage a varié, pouvant atteindre 50 % de la capacité normale.

La liste d’attente s’allonge: 150 000 Québécois ignorent quand sera leur chirurgie

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
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Les patients en attente d’une chirurgie devront se montrer patients.

En janvier, la liste d’attente au Québec en vue d’obtenir une intervention chirurgicale comptait quelque 140 000 noms. Six mois plus tard, la situation n’a fait qu’empirer : elle compte désormais 150 000 noms, soit 35 000 patients de plus qu’au début de la pandémie.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, doit faire le point la semaine prochaine à ce sujet. Mais déjà, mardi, en conférence de presse, il a donné quelques indications de l’évolution de la situation, qui ne cesse de s’aggraver depuis le début de la pandémie.

L’objectif du gouvernement consiste à réduire la liste «sur un certain laps de temps» à 115 000 noms, soit le nombre qui prévalait avant le début de la pandémie en mars 2020. Il n’a pas défini les contours de ce «laps de temps» que devront endurer tous ceux, nombreux, qui attendent déjà depuis plus d’un an que leur tour vienne enfin de passer sous le bistouri.

Quand on aura atteint le chiffre magique de 115 000 noms, le délai d’attente serait alors de moins d’un an, en principe.

Même si le gouvernement a eu recours aux cliniques privées, afin d’atténuer l’impact du délestage dans les hôpitaux, le problème demeure entier et le nombre de patients en attente ne cesse de croître.

D’une région à l’autre, l’importance du délestage a varié, pouvant atteindre 50 % de la capacité normale.

Afin de libérer des lits pour les patients atteints de la COVID-19, Québec avait effectué au début de l’année une importante opération de délestage, reportant ou annulant quantité d’interventions chirurgicales prévues, dont les chirurgies semi-urgentes et non urgentes.

Processus de longue durée

Malgré le fait que le nombre d’hospitalisations reliées à la COVID-19 est depuis en chute marquée, le rattrapage dans les salles de chirurgie s’annonce pour être un processus de longue durée.

Un groupe de travail, dirigé par une sous-ministre adjointe au ministère de la Santé, la Dre Lucie Opatrny, a été formé pour planifier le rattrapage chirurgical. En janvier, la Dre Opatrny avait déclaré que ce processus serait long, et pourrait s’étirer sur «des années».

Le gouvernement devra tenir compte du fait que l’été approche et que les infirmières auront besoin de vacances, a plaidé le ministre Dubé.

«On veut que notre personnel infirmier se repose cet été», a-t-il dit, renonçant à décréter comme l’an dernier qu’elles devaient reporter leurs vacances.

Le plan de match du rattrapage en chirurgie sera donc finalisé durant l’été, mais ne sera pas opérationnel avant l’automne.