Photo du lien interrives durant la période d’essai de l’automne dernier.

La Gabelle: la réflexion se poursuit

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Les membres du comité sur l’avenir du lien interrives La Gabelle se rencontreront à nouveau en février afin d’examiner de nouvelles options qui pourraient peut-être permettre la réouverture de cette voie de circulation.

C’est qu’au terme d’une expérience de trois semaines, l’automne dernier, au cours desquelles plusieurs mesures de sécurité avaient été mises en place pour assurer la sécurité des usagers du lien et des employés, «on a encore constaté des comportements délinquants» de la part des automobilistes, indique Lucie Roy, conseillère en relations avec le milieu chez Hydro-Québec.

Des glissières de sécurité (Jersey), des dos d’âne et des gardiens à l’entrée et à la sortie du lien n’avaient pas réussi à calmer les attitudes imprudentes de certains automobilistes.

«Cela nous dit que les mesures temporaires n’ont pas permis d’atteindre les objectifs de sécurité qu’il faut atteindre pour les piétons, les cyclistes et les employés», dit-elle.

Aucune décision finale n’est toutefois encore prise même si le lien demeure fermé pour l’instant. Mme Roy indique qu’on analyse présentement «une combinaison de moyens» qui pourraient permettre d’atteindre les objectifs de sécurité visés.

«Il y a des idées sur la table qui méritent une analyse», dit-elle.

Le comité, composé des représentants d’Hydro-Québec, de la Sûreté du Québec et des municipalités de Saint-Étienne-des-Grès et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, doit analyser ces options d’ici la rencontre du mois de février.

On se rappellera qu’au cours des trois semaines de réouverture du lien interrives, du 22 octobre au 9 novembre 2018, Hydro-Québec avait mené un sondage afin de documenter l’utilisation de cette voie de circulation. Ce sondage a permis à Hydro-Québec de confirmer que ce sont bel et bien 1000 personnes qui empruntent quotidiennement le lien, indique Mme Roy.

Les données recueillies auprès de 3200 répondants révèlent également que les personnes qui empruntent le lien sont des travailleurs, surtout en semaine ainsi que des personnes qui pratiquent des activités récréotouristiques. Pour 70 % des répondants, la raison principale pour emprunter de chemin «est de gagner du temps», dévoile également l’enquête.

Interrogée à savoir si le barrage La Gabelle avait été pensé, lors de sa construction, pour un usage de circulation routière, Mme Roy répond que non.

Il a été impossible de parler aux maires touchés par ce dossier. Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel n’a pas retourné nos appels tandis que le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, est en arrêt et absent «pour un temps indéterminé» indique Nathalie Vallée, directrice générale de la municipalité sans en dévoiler davantage sur la cause de cette absence. Mme Vallée explique que c’est le maire Landry qui était porteur de ballon dans ce dossier. La Municipalité devra donc attendre la réunion de février pour connaître les détails des discussions tenues au comité avant les Fêtes.