Le premier arrêt mauricien du ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault s’est fait à la Cité de l’énergie de Shawinigan en matinée mardi.
Le premier arrêt mauricien du ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault s’est fait à la Cité de l’énergie de Shawinigan en matinée mardi.

La fierté bien enracinée de Steven Guilbeault

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les origines latuquoises de Steven Guilbeault sont enfouies bien profondément comme son point de presse en a témoigné au Musée POP en fin d’après-midi mardi. «Je suis toujours très heureux de revenir dans ma région natale, a-t-il d’emblée laissé entendre. Parce que pour ceux qui ne le savent pas, je viens de La Tuque et j’ai aussi étudié à Trois-Rivières alors, je suis en pays de connaissance. En plus, j’ai eu droit à de très belles rencontres à Shawinigan et Trois-Rivières et les visites ont été super intéressantes.»

Interrogé à savoir comment il se sent à la tête de son ministère, l’ex-militant écologiste s’est montré enthousiaste. «Je suis excessivement heureux d’être ministre du Patrimoine canadien. C’est un domaine dans lequel je n’ai pas l’expertise comme je pouvais en avoir en environnement, c’est tout à fait vrai, mais je me considère comme un amateur d’art et de culture.»

«C’est un milieu qui est fascinant parce qu’il est composé de gens qui sont passionnés par ce qu’ils font et passionnants, également. Que ce soit les musées, les salles de spectacles ou les artistes en musique, en télé, au théâtre ou au cinéma, c’est un univers peuplé de gens extraordinaires. La culture, c’est une partie de qui nous sommes en tant que société, c’est une partie de notre histoire et c’est aussi là où on veut aller. Elle a profondément influencé ce que nous sommes, et on en a un bel exemple ici, au Musée POP.»

Pour ce qui est du dynamisme du milieu culturel mauricien, le ministre n’en a pas été surpris. «J’en ai eu un autre exemple aujourd’hui mais je vous avouerai que je le connaissais déjà. Ce n’est pas d’hier qu’on sait que Trois-Rivières est une ville qui rayonne dans le domaine des arts et de la culture: il y a la poésie, bien sûr, mais aussi les arts de la scène, la musique, les musées, etc.»

«Évidemment, on n’a pas rencontré tout le monde mais ce n’est que ma première visite dans la région à titre de ministre du Patrimoine canadien et ce n’est certainement pas ma dernière. Au départ, on a essayé d’identifier les gens et organisations qui rayonnent beaucoup et qui ont des projets en processus de financement. Je connaissais déjà la Cité de l’énergie et j’étais déjà allé à la salle Thompson mais c’était ma première visite au Musée POP et j’ai été impressionné. Ce qu’ils font est exceptionnel et je leur dis bravo. Ils doivent continuer leur excellent travail et je veux qu’ils sachent qu’on va être là pour les aider.»

Ce n’est pas pur hasard si sa tournée des régions a commencé par la belle province alors qu’il sera à Québec mercredi, en Estrie jeudi et à Montréal vendredi.

«C’est sûr que le Québec occupe une place de choix dans mon cœur mais je suis le ministre du Patrimoine canadien et je compte faire la même démarche dans l’ensemble du pays incluant des communautés du Grand Nord.»

La directrice générale de Culture Trois-Rivières Nancy Kukovica a beaucoup apprécié cette initiative. «Déjà, que le ministre se déplace pour nous rencontrer, c’est quelque chose d’extrêmement positif. Ce n’est pas si souvent que ça se produit alors, c’est une opportunité qu’on a saisie. Ce que je comprends, c’est qu’il a une volonté de rencontrer des organismes culturels majeurs et c’est une belle marque de reconnaissance de sa part à notre égard. J’ai voulu sensibiliser le ministre à l’importance de la salle Thompson dans notre écosystème régional et j’ai senti une grande ouverture de sa part. On a pris le temps de lui expliquer la dynamique de concertation à Culture 3R qui nous rapproche de toutes sortes de milieux sociaux comme économiques.»

Valérie Therrien, directrice générale du Musée POP, partageait cet enthousiasme.

«On était très heureux de le recevoir, notamment parce qu’on a déposé tout récemment une demande pour un projet d’exposition en partenariat avec la Pulperie de Chicoutimi. Évidemment, le projet n’est pas politique, mais c’est toujours intéressant que le ministre lui-même puisse voir ce que nous sommes capables de réaliser. Quand les fonctionnaires auront rendu la décision sur notre demande, il aura quand même à signer la convention de financement. Je pense que le Musée POP prend de plus en plus de place en Mauricie et cette visite vient le confirmer. Le ministre Rodriguez était d’ailleurs lui aussi venu nous visiter en mars dernier. Je ne cacherai pas que nous sommes extrêmement contents que le nouveau ministre ait choisi de venir nous voir et comme il s’est dit très impressionné par la qualité de nos infrastructures comme de nos expositions, j’imagine que c’est bon pour nous.»