La deuxième vague a déjà frappé sept employés à l’ABI

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Bécancour — La deuxième vague de la pandémie n’épargne pas l’Aluminerie de Bécancour qui rapporte sept cas d’infections à la COVID-19, portant ainsi à neuf le nombre total d’employés touchés par le virus depuis le mois de mars dernier. 

«Des employés travaillant chez ABI ont été déclarés positif à la COVID-19. Ils sont au nombre de neuf depuis le début de la pandémie et sept d’entre eux ont été infectés lors de la deuxième vague. Tous sont rétablis ou en voie de rétablissement. La transmission communautaire est bien présente dans la grande région de la Mauricie-Centre-du-Québec», indique la conseillère en communications, Emilie Boissonneault.

«Depuis la mi-mars, ABI a déployé de nombreuses actions, telle que la prise de température de tous les employés à l’entrée de l’usine, pour nous assurer de la santé et la sécurité de tous les travailleurs et nous poursuivons nos efforts en ce sens. D’ailleurs, nous travaillons en étroite collaboration avec la santé publique», a-t-elle ajouté.

Et celle-ci précise que dans tous les cas, une prise en charge a rapidement été effectuée à l’interne afin de retracer toutes les informations pertinentes reliées aux employés atteints et ainsi limiter les risques de propagation.

À la suite du plus récent cas, la direction a rappelé à son personnel l’importance de suivre les consignes attribuables à une zone rouge et d’appliquer avec rigueur les règles sanitaires établies à l’usine comme à la maison.

Comme l’employé en question n’avait pas fréquenté l’usine depuis près d’un mois, aucune décontamination des lieux et des équipements n’aura été nécessaire et aucun autre employé n’a dû être retiré du travail par mesure préventive.

Pour sa part, le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Éric Drolet, dit avoir constaté «du relâchement à certaines places».

«On s’attarde justement à s’assurer que les gens comprennent bien les mesures en place. Depuis quelques semaines, on militait auprès de l’employeur pour qu’ils resserrent les normes parce qu’il en avait enlevées par rapport à la première vague. C’est ce qu’ils ont accepté de faire vendredi passé, mais le mal était déjà fait», a-t-il conclu.