Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La bâtisse de l’ex-usine Belgo est démolie à 50 %.
La bâtisse de l’ex-usine Belgo est démolie à 50 %.

La démolition de la Belgo devrait prendre fin en février

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Shawinigan — Démolir l’ex-usine Belgo prendra plus de temps que prévu. Le chantier mené par l’entreprise estrienne René St-Pierre devait être terminé à la fin du mois de décembre. Les travailleurs vont plutôt prendre une pause du temps des Fêtes pour être de retour en janvier, si bien que le «mur de la honte» devrait disparaître à jamais vers le début du mois de février.

Le chantier de démolition de l’ex-papeterie du boulevard Pie-XII à Shawinigan a débuté le 11 novembre. La moitié de la bâtisse principale est démolie. Certaines contraintes observées depuis ce temps repoussent la fin des travaux de quelques semaines, confirme la porte-parole régionale du ministère des Transports du Québec, Roxanne Pellerin.

«Ça s’explique par la complexité de la démolition. Ça avance lentement. On trie les matériaux au fur et à mesure. Il y a la découverte de nouveaux éléments qui forcent le réajustement des travaux. L’espace de manœuvre est restreint pour la machinerie lourde. Et il y a un changement par rapport à la disposition des résidus de matériaux. Le MTQ transporte hors site tous les matériaux et va en disposer», raconte Mme Pellerin, en précisant que l’échéancier de décembre était basé sur une évaluation et que le tout allait se préciser en cours de chantier.

Il faudra patienter vraisemblablement jusqu’au début du mois de février pour assister à la disparition de la bâtisse principale de l’ex-Belgo.

Le plan original prévoyait que les résidus des matériaux démolis allaient être concassés et disposés dans une cavité du terrain. Des préoccupations environnementales sont à l’origine de ce changement.

«Cette façon de faire est la meilleure. Laisser les lieux sans débris de matériaux finalise l’intervention du MTQ. On a la préoccupation de bien faire les choses dans ce dossier. Selon la complexité des travaux et ce que ça implique au niveau environnemental et pour la sécurité des travailleurs, on pouvait s’attendre à ce que le chantier s’étende», ajoute la porte-parole.

La dernière journée de travail sur ce chantier en 2020 aura lieu le 18 décembre et les travailleurs seront de retour le 4 janvier. Cela entraîne une prolongation de la fermeture du boulevard Pie-XII (route 153). Mais Michel Angers croit qu’il faut prendre le temps de bien faire les choses dans ce dossier même si Shawinigan attend la démolition de la bâtisse depuis 12 ans.

«C’est plus compliqué que prévu, déclare le maire. Il y a la route à proximité, il y a du béton armé. Il y a beaucoup de précautions à prendre. J’ai tellement insisté pour enfin procéder à démolir la bâtisse, un coup que les travaux sont enclenchés, je vais vivre avec la situation.»