Isabelle Gélinas, déléguée régionale à la SEMB-SAQ-CSN pour la région Mauricie—Centre-du-Québec.

La CSN en mode séduction à la SQDC

TROIS-RIVIÈRES (MEL) — La CSN aimerait attirer les travailleurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC) dans son giron. Elle était dans le stationnement de la SQDC, mercredi, distribuant des dépliants aux employés à leur arrivée sur les lieux.

«On essaie d’aborder les nouveaux employés de la SQDC pour les inviter à rejoindre notre organisation. On croit qu’on est les meilleurs pour les représenter étant donné qu’on a la même similarité au niveau de l’organisation. On a 400 succursales SAQ à travers la province. Eux, c’est 12 succursales qui ouvrent aujourd’hui et d’autres sont à venir. Donc, on pense qu’on peut être une bonne organisation pour eux, qu’on peut bien les orienter dans leur travail et aller chercher une convention collective», explique Isabelle Gélinas, déléguée régionale à la SEMB-SAQ-CSN pour la région Mauricie—Centre-du-Québec.

Le premier échelon salarial des employés de la SQDC est de 14$ de l’heure. La CSN croit que leur salaire devrait être plus élevé étant donné notamment la nature de leur travail. «Déjà que nous à la CSN, on se bat pour avoir un salaire minimum à 15 $, et ils sont en deçà. On pourrait aller chercher un plus haut salaire étant donné que, déjà au départ, c’est une vente éthique. Ils ne vendent pas des bananes. C’est comme l’alcool, on doit avoir une vigilance au niveau de la vente pour bien renseigner les clients. Ils devraient être payés comme nous à la SEMB-SAQ.

Le premier échelon à la SAQ est de 19,33 $. «Ils sont une organisation de l’État, alors pourquoi ils ne pourraient pas avoir le même salaire?», s’interroge Mme Gélinas.