Le projet «J’ai mon appart» verra le jour sur un terrain situé à l’arrière de l’école Saint-Jean-Bosco, dans le secteur Grand-Mère.

La CS de l’Énergie accepte de vendre l’ancienne école Saint-Jean-Bosco

SHAWINIGAN — Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de l’Énergie accepte de céder l’ancienne école Saint-Jean-Bosco, dans le secteur Grand-Mère, pour la somme de 127 000 $. La Ville de Shawinigan deviendra propriétaire des lieux et elle cédera une partie de la cour à l’organisme sans but lucratif «J’ai mon appart», afin qu’il puisse réaliser son projet de construction d’un immeuble d’appartements supervisés pour adultes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme.

Les commissaires ont adopté cette résolution à l’unanimité lors de la séance publique du 13 novembre. Rappelons que le 16 octobre, le conseil municipal de Shawinigan avait annoncé son appui au même projet par diverses mesures, notamment en cédant sans frais une partie du lot où cette ancienne école est établie, après en avoir fait l’acquisition bien entendu. Or, la CS de l’Énergie vient de donner son aval à cette transaction.

Dans le rôle d’évaluation en cours, la valeur de cette propriété était établie à près de 1,2 million $ pour le terrain et le bâtiment. La CS de l’Énergie accepte de s’en départir pour seulement 127 000 $.

«La valeur de l’immeuble est de 1,183 million $, mais c’est cédé à la Ville pour une valeur convenue», précise Renée Jobin, coordonnatrice aux communications à la CS de l’Énergie. «Nous cédons cette propriété à faible coût parce que la Ville va donner une partie du terrain à un organisme à but non lucratif. C’est un peu une façon, pour nous, de faire un don.»

Les deux parties étaient déjà liées par une entente de location à long terme des locaux de cette ancienne école depuis le 1er janvier 2009, où divers organismes se sont établis au fil des années.

Pour Michèle Lafontaine, l’un des quatre parents impliqués dans cette démarche, il s’agit d’une brique qui s’ajoute vers la réalisation de cet immeuble de 12 logements.

«Pour nous, c’est une bonne nouvelle», commente-t-elle. «Il faut que la transaction soit acceptée par le ministère de l’Éducation, mais ça devait passer au conseil des commissaires avant. Les choses avancent!»

Chaque signal positif encourage ces parents, qui se sont lancés dans ces complexes démarches en début d’année. «À chaque fois qu’une instance fait en sorte que le projet se développe, ça provoque un effet très rassembleur», observe Mme Lafontaine.

«Tout le monde rame dans le même sens. Les gens qu’on rencontre s’accordent pour dire qu’un projet comme celui-là est nécessaire. Chaque fois qu’on fait un pas, ça a une influence positive sur les décideurs.»

Les parents doivent rencontrer la nouvelle députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, au cours des prochains jours.