François Bélisle
François Bélisle

La cohabitation serait-elle la solution ?

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — L’idée que les Patriotes et la East Coast League puissent cohabiter à l’intérieur des murs du nouveau colisée de Trois-Rivières n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd pour plusieurs conseillers municipaux, qui voient en cette nouvelle information une possible avenue pour dénouer cet épineux dossier. Toutefois, cela ne pourra pas se faire à n’importe quelles conditions, préviennent d’autres.

«Ce que je retiens de la présentation de l’UQTR et qui est l’élément nouveauté selon moi, c’est qu’ils n’ont aucun problème avec la cohabitation. La population s’attend à ce que dans un colisée, ce soit du hockey qui se joue. Ça devient une option intéressante et j’ai vu certains éléments de la proposition des Patriotes qui pourraient en effet être intéressants pour les deux équipes», considère le conseiller municipal François Bélisle.

Ce dernier est toutefois catégorique quant à la gestion du colisée.

«Le conseil municipal et le maire ne donneront pas la gestion du colisée à qui que ce soit. Maintenant, sachant que l’UQTR ne souhaite pas avoir la gestion de l’équipement, et de ce qu’on a compris des derniers échanges avec Dean MacDonald qu’il ne la voudrait pas non plus, il faut plancher sur comment entrevoir une cohabitation possible», ajoute M. Bélisle, se disant impatient de voir ce que Dean MacDonald aura à proposer, et curieux de voir comment il pourra saisir cette opportunité pour ouvrir les portes à l’occupation des deux équipes.

Valérie Renaud-Martin

Sa collègue Valérie Renaud-Martin abonde dans le même sens. «La cohabitation, ça a toujours été l’option que je veux prioriser. Je suis en faveur de faire rayonner notre université, de favoriser la recherche et le développement et que ce qui se fasse chez nous puisse bénéficier au sport en général. En même temps, une équipe professionnelle ici pourrait aussi bénéficier du programme de recherche, et l’UQTR pourrait bénéficier de leur présence également. Il faut voir comment tout ça peut s’orchestrer», indique celle qui a désormais bon espoir que l’homme d’affaires Dean MacDonald soit également entendu du conseil municipal, lui qui sera officiellement convoqué.

Présentation étoffée

Pour sa part, le conseiller Denis Roy convient qu’une cohabitation ne pourra se faire que si de multiples facteurs sont rencontrés, des conditions que le gestionnaire du colisée, soit la Ville, devra vérifier avant de donner le feu vert.

M. Roy reconnaît par ailleurs que les Patriotes de l’UQTR ont fait une présentation solide et étoffée, lundi matin aux conseillers municipaux, et s’attend à ce que la présentation de la ECHL soit du même niveau.

«Je souhaite une proposition aussi étoffée de la part de l’autre clan. Pour le moment, je crois qu’il est difficile de comparer les deux options, car nous sommes en présence de deux visions complètement différentes du hockey. On a une vision business et glamour du sport en opposition à une vision scientifique, qui souhaite réinventer le sport d’excellence et préparer la relève en amont des facultés professionnelles. Comparer les deux visions voudrait dire de comparer des pommes et des oranges», considère Denis Roy.

Denis Roy

Selon lui, au terme d’une éventuelle proposition de la ECHL, ce sera à la Ville d’évaluer la compatibilité des deux calendriers, tant pour les matchs que pour les activités complémentaires, mais également la viabilité des modèles d’affaires.

«Je crois comprendre que si on envisage une cohabitation, il y aura des modifications à faire au projet du colisée. Tout ça devra nous être clarifié», mentionne Denis Roy.