Nezha, L’Enfant pirate doit reprendre à la Cité de l’énergie le 7 juillet.
Nezha, L’Enfant pirate doit reprendre à la Cité de l’énergie le 7 juillet.

La Cité de l’énergie se donne du temps

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — La Cité de l’énergie estime qu’elle possède encore du temps devant elle avant de statuer sur le sort qui attend la troisième édition de Nezha, L’Enfant pirate, qui doit prendre l’affiche à compter du 7 juillet à l’Amphithéâtre Québecor.

La directrice générale, Sandie Letendre, voit encore un bon mois devant elle avant de décider si elle lève le drapeau blanc devant le coronavirus. Rappelons que le 25 mars, le Cirque du Soleil annonçait le report du spectacle Vive nos divas, prévu cet été à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières. «On s’est donné la fin avril ou le début mai comme échéancier», commente Mme Letendre. «Nous ne voulions pas prendre de décision hâtive. La distribution est prête, la stratégie marketing aussi. On attend la suite des choses et on reste à l’affût des directives.»

Avec Nezha, L’Enfant pirate, la Cité de l’énergie ne plonge pas dans l’inconnu. Le Cirque Éloize participe à ce scénario pour une troisième année. «Nous avons l’avantage d’avoir un spectacle qui est déjà écrit, bien que la distribution change», mentionne Mme Letendre. «Au début mai, ce ne serait pas trop tard pour nous.»

Les autres attractions de la Cité de l’énergie doivent ouvrir leurs portes le 13 juin. Mme Letendre assure que pour le moment, rien ne change.

«Nous avons moins de pression, parce que notre personnel est pratiquement tout embauché, y compris nos étudiants qui reviennent pour la plupart. Pour le moment, la saison n’est pas remise en question. Ouvrir la Cité de l’énergie, c’est moins complexe que la production du spectacle.»

Appui

La Cité de l’énergie demeure également en attente au sujet de l’aide financière dont elle pourra bénéficier de la Ville de Shawinigan pour la prochaine année. Au début 2019, le conseil municipal avait demandé à cette attraction et au parc de l’Île-Melville un effort financier particulier. La Ville récupérait ainsi 450 000 $ d’un seul coup. En fait, la subvention annuelle de base de la Cité de l’énergie était passée de 500 000 $ à 250 000 $ et celle du parc de l’Île-Melville, de 327 000 $ à 127 000 $.

Or, le conseil municipal n’a encore rien statué pour ces deux organisations ni pour 2020, ni en ce qui concerne leur entente à long terme qui doit être renégociée.

Autant Mme Letendre que Luc Désaulniers, directeur général du parc de l’Île-Melville, n’osent s’aventurer trop loin sur ce terrain pour le moment, reconnaissant toutefois qu’aucune confirmation ne leur avait encore été donnée pour l’année en cours.

Le maire, Michel Angers, ne laisse toutefois planer aucune ambiguïté sur les intentions du conseil municipal. «Nous leur avions demandé un effort particulier pour notre développement économique et ils l’ont fait», rappelle-t-il. «Nous leur avions dit que c’était pour une seule année. On respecte ce qu’on dit. Nous reviendrons donc avec le budget normal.»

Au parc de l’Île-Melville, M. Désaulniers estime également qu’il possède encore du temps devant lui avant de savoir si des plans doivent être modifiés en raison de la pandémie de la COVID-19. «Habituellement, le camping commence à la fête des Patriotes», explique-t-il. «Pour le moment, le mot d’ordre de Camping Québec est de rester fermer jusqu’au 15 avril.»

«Actuellement, j’ai autant de réservations que d’annulations», souligne M. Désaulniers. «Les places sont tellement rares chez nous que les gens réservent dès qu’ils voient un trou! Par contre, les sorties scolaires annulées vont nous faire mal si l’école ne reprend pas.»