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Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a révoqué la certification des résidences Villa du Parc et St-Pie-X, à Trois-Rivières.
Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a révoqué la certification des résidences Villa du Parc et St-Pie-X, à Trois-Rivières.

La certification des résidences Villa du Parc et St-Pie-X est révoquée par le CIUSSS

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a révoqué cette semaine la certification des résidences Villa du Parc et St-Pie-X, à Trois-Rivières. Cette nouvelle vient mettre un frein aux aspirations des propriétaires des résidences, Nathalie Boisclair et Martin Desroches, alors que ce dernier avait annoncé sur sa page Facebook, le 28 mars, la réouverture prochaine de la Villa du Parc.

M. Desroches annonçait par ailleurs être à la recherche de personnel pour des postes à temps plein, dans le but d'accueillir à nouveau des résidents. Or, selon le CIUSSS, il faudra attendre avant que ce désir devienne réalité.
«Ça demande un certain délai avant de pouvoir réopérer comme résidence pour personnes âgées. Il va falloir reprendre tout le processus de certification», indique Guillaume Cliche, agent d'information au CIUSSS.

Quelques jours après la décision du CIUSSS de retirer les pensionnaires des deux résidences de leur milieu, Mme Boisclair avait indiqué qu'elle comptait se battre pour conserver sa certification, même si elle souhaitait prendre un temps de recul sur les événements.

Ni Nathalie Boisclair, ni Martin Desroches n'ont donné suite à la demande d'entrevue du Nouvelliste.

Rappelons que le CIUSSS avait ordonné la relocalisation de tous les résidents de la Villa du Parc et de St-Pie-X, en février. Après être resté vague sur les raisons de cette relocalisation, le CIUSSS avait fini par révéler que des résidents auraient été victimes de menaces et de comportements brusques et inappropriés. Après ces révélations, Mme Boisclair avait nié avoir fait subir de tels comportements aux résidents ou toléré que ses employés agissent de la sorte.

La vingtaine d'aînés qui vivaient dans ces résidences ont eu 48 heures pour se trouver un nouveau milieu de vie, ce qui avait provoqué la colère de plusieurs membres de leur famille et d'organismes de défense des aînés.
L'un des résidents est d'ailleurs décédé trois semaines après son transfert au CHSLD Cloutier-du Rivage. Selon sa sœur, Esther Trudel, il se serait «laissé aller» après son transfert, même si elle ne peut prouver que son décès y est lié.