Dans l'ordre habituel, on retrouve Guy Richard, Mgr Luc Bouchard et soeur Suzanne Allard, chancelière.

La cathédrale redevient une église sans paroisse

Depuis 1862, la fabrique de la paroisse Immaculée-Conception occupe la cathédrale de Trois-Rivières et les locaux adjacents à l'évêché qu'elle loue à la Corporation épiscopale catholique romaine de Trois-Rivières (CÉCR). C'est quelque 100 000 $ que la fabrique paie ainsi annuellement à la cathédrale.
Devant ce fardeau financier, Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières, a accepté une recommandation du Conseil des affaires économiques (CAE) de la CÉCR qui prévoit que la fabrique quitte totalement ces lieux et cesse toutes ses activités paroissiales pour se reloger au presbytère et à l'église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. Cette décision entrera en vigueur le 1er juillet prochain.
Pour la fabrique, cette décision est une bonne nouvelle puisqu'elle la libère de ses obligations financières en tant que locataire de la cathédrale de l'Assomption. Ce faisant, on prévoit réduire de près de la moitié le déficit actuel qui est récurrent depuis des années. Quant à la cathédrale, elle retrouve son statut d'origine de 1858, «c'est-à-dire un lieu de culte sans paroisse», a précisé Mgr Bouchard vendredi avant-midi. Dans les faits, la cathédrale sera comme la basilique Notre-Dame du Cap, qui n'a pas une paroisse.
Dorénavant, l'administration (financière, matérielle, humaine et pastorale) de la cathédrale relèvera de la CÉCR de Trois-Rivières, présidée par l'évêque. La célébration des baptêmes, des mariages et des funérailles, de même que les messes à la cathédrale seront la responsabilité d'un recteur qui sera nommé d'ici le 1er juillet.
La fabrique Immaculée-Conception, qui comprend les paroisses de l'Immaculée-Conception, Notre-Dame-des-Sept-Allégresses, Saint-François-d'Assise, Saint-Philippe et Sainte-Cécile, n'est pas dissoute. «C'est tout simplement un changement de local», résume Mgr Bouchard.
Avec ce déménagement, l'assemblée de la fabrique de l'Immaculée-Conception entraînera avec elle l'administration des cimetières Saint-Louis et Saint-Michel. «Notre désir était de trouver la meilleure solution possible pour aider la fabrique à réduire ses états financiers et lui permettre de poursuivre le travail pastoral sur le terrain», a tenu à dire Mgr Bouchard.
Le déficit accumulé de la fabrique tient du fait qu'elle avait deux lieux de culte à entretenir. En tombant à un lieu de culte, on coupe les dépenses de moitié. «Le déficit moyen se situait dans les 100 000 $ par année. À ce niveau-là, au point de vue financier, ça va donner un bon coup de pouce à la paroisse, à la fabrique Immaculée-Conception», a indiqué Guy Richard, économe diocésain.
L'évêque trifluvien nommera des personnes (dont un recteur) pour administrer la cathédrale. «Elles chercheront de nouvelles sources de financement. La cathédrale va devenir autonome», fait savoir M. Richard. Dans cette optique, Mgr Bouchard a rappelé que «dans plusieurs paroisses, on organise des concerts, des collectes de fonds, des ventes».
Les frais annuels de la cathédrale oscillent entre 150 000 et 160 000 $.