Actualités

Guerre de mots pour un cabanon

C’est à coup de définitions tirées de plusieurs dictionnaires que le juge Sylvain Provencher, de la Cour supérieure du Québec, a débouté un résident de Bonsecours qui utilisait illégalement son cabanon comme logement.

Le magistrat a ordonné l’expulsion de Serge Routhier de l’endroit, en plus de l’enjoindre à retirer tous les meubles et électroménagers s’y trouvant, de même qu’à démonter les installations de plomberie et l’équipement de cuisine y étant installés. À défaut de se conformer, le juge autorise la municipalité de Bonsecours à faire exécuter l’ordonnance aux frais du citoyen.

Justice et faits divers

Six mois de prison pour avoir notamment heurté un policier

TROIS-RIVIÈRES — Francis Saint-Jean a été condamné à une peine de six mois de prison pour conduite avec les facultés affaiblies et délit de fuite à l’encontre de policiers.

Les événements étaient survenus le 9 août dernier peu avant 18 h au centre-ville de Trois-Rivières. D’emblée, l’individu de 34 ans, ou plutôt le véhicule qu’il conduisait, avait fait l’objet d’un signalement pour des manœuvres douteuses de conduite.

Justice et faits divers

Deux ados filmées à leur insu lors de relations sexuelles

Filmées à leur insu lors de relations sexuelles, deux adolescentes de Thetford Mines ont vu des vidéos de leurs ébats diffusées sur les réseaux sociaux. Un des trois suspects a été arrêté.

«Les éléments sommaires de cette enquête ont démontré que quatre vidéos avaient été filmées par les amis des partenaires sexuels des jeunes filles qui étaient présents lors des ébats. Par la suite, ces images ont été diffusées dans un groupe sur les réseaux sociaux», a indiqué mardi matin Yves Simoneau, porte-parole de la  Sûreté municipale de Thetford Mines.

Les faits allégués concernent deux Thetfordoises de 14 et 15 ans qui, en 2017, ont eu des rapports sexuels avec des hommes de 17 et 20 ans qui ne fréquentent pas la même école qu’elles.

Un des suspects, âgé de 17 au moment des événements, a été arrêté le 8 novembre à Montréal. Il a été accusé de possession et de production de pornographie juvénile et de diffusion non consensuelle d’une image intime.

Les deux autres suspects, âgés de 20 et 21 ans, sont toujours en cavale. La Sûreté municipale de Thetford dit être en contact avec d’autres services de police afin de les retrouver.

Justice et faits divers

Un homme victime de «harcèlement psychologique grave»

Après sa séparation, Stéphane Léopold Lévesque a été menacé et harcelé par son ex-femme, qui l’a bombardé de textos même s’il ne voulait plus rien savoir d’elle.

Lundi, au palais de justice de Drummondville, M. Lévesque attendait de connaître la sentence contre son ancienne conjointe et mère de ses trois enfants, Isabelle St-Louis, déclarée coupable, en septembre, de harcèlement criminel et d’avoir proféré des menaces contre lui. 

La sentence a été reportée en janvier. Mais Stéphane Léopold Lévesque espère que sa cause va inciter d’autres hommes victimes de violence psychologique ou physique à demander de l’aide et à porter plainte à la police. 

«La violence, ça n’a pas de sexe», a-t-il dit au Soleil, lors d’une récente entrevue. «Il y a beaucoup d’hommes qui ont été victimes et qui n’osent pas dénoncer». 

Le 17 septembre, au palais de justice de Drummondville, la juge Marie-Josée Ménard avait décrit l’ampleur du harcèlement «psychologique grave, continu et répété» subi par M. Lévesque. 

Entre le 28 juillet et le 22 septembre 2016, Isabelle St-Louis a notamment reproché à son ancien conjoint d’avoir abandonné sa famille, lui a signifié qu’elle ne passerait pas à travers la séparation, lui a envoyé des photos d’elle en robe de mariage et l’a invité à renouveler leurs vœux de mariage.

«L’accusée ne comprend pas les signes clairs du plaignant qui lui indiquent tout simplement qu’il a la ferme intention de tourner la page et de passer à autre chose», a souligné la juge Ménard. 

Isabelle St-Louis a même continué «son manège malgré une invitation ferme du policier à couper le contact avec le plaignant», a précisé la juge. 

Stéphane Léopold Lévesque affirme avoir reçu de son ex-femme environ 1500 textos et courriels en deux mois. 

La force de s’en sortir

Lundi, Le Soleil révélait les résultats d’un sondage commandé par le Regroupement provincial en santé et bien-être des hommes qui montre que près d’un quart des hommes (22 %) rapportent une détresse psychologique. L’étude, supervisée par un comité scientifique de chercheurs de l’UQAM, de l’Université Laval et de l’UQAR, montre aussi que seulement 10 % des hommes ont consulté un intervenant psychosocial au cours des 12 derniers mois.

M. Lévesque, qui affirme avoir été victime de violence conjugale durant de nombreuses années, a lui-même attendu très longtemps avant de demander l’aide. Il l’a finalement fait au Centre de ressources pour hommes Drummond, à Drummondville. «Ils m’ont donné la force de m’en sortir», dit-il.

En septembre, la juge Marie-Josée Ménard avait d’ailleurs souligné son courage d’avoir porté plainte à la police et d’avoir témoigné en cour. 

«Il est vrai que la réalité d’une victime masculine de violence conjugale au sein d’un couple hétérosexuel est peut-être moins dénoncée aux autorités, a-t-elle dit. Mais il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une réalité qui est souvent vécue avec souffrance et honte. Les ressources d’aide sont plus rares et les acteurs sont souvent mal outillés. [...] Il a fallu beaucoup de courage pour le plaignant de porter plainte et de témoigner. Le tribunal tient à le souligner.»