Fanny Ouellette plaide coupable

Vols et fraudes: Fanny Ouellette plaide coupable

Trois-Rivières — Fanny Ouellette a plaidé coupable, mardi, à une vingtaine de chefs d’accusations en lien avec des vols de cartes d’identité et de cartes de crédit de même que des fraudes.

Elle a notamment reconnu avoir volé l’identité et les cartes de crédit d’une résidante de Louiseville afin de s’acheter plusieurs équipements électroniques. Elle a même réussi à obtenir un contrat de financement lui permettant l’achat d’un camion pick-up Dodge Ram d’une valeur de 29 000$ pour ensuite assurer ledit véhicule auprès de la compagnie d’assurances de la victime. 

Cette série de délits a commencé le 11 décembre 2016.  En compagnie d’une complice, Fanny Ouellette s’est rendue au centre aquatique À Fleur d’Eeau. Elle a profité de la présence de la victime dans la piscine pour s’emparer de ses effets personnels comme son sac à main, ses pièces d’identité de même que celles de son conjoint et de ses enfants, ses cartes de crédit, ses bottes, son manteau, ses clés et une télécommande reliée à sa maison. 

Selon la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, elle a ensuite utilisé les cartes de crédit pour commettre des fraudes totalisant 2000 $ dans divers commerces de la ville et ce, en moins de 30 minutes. 

Le 29 décembre, elle s’est introduite dans le domicile du couple à Louiseville en se servant notamment de la télécommande. Elle y a subtilisé des chèques et les nouvelles cartes de crédit que le couple venait de recevoir à la suite du premier vol.

À partir de ce moment, elle a fait le tour des commerces de la région en se servant de l’identité de la dame pour y acheter divers articles par le biais de contrats de financement entre autres. Elle s’est rendue chez Tanguay pour se procurer un téléviseur, une console de jeux et une tablette, chez Fido pour des cartes sim et des cellulaires, chez Méga Sat pour des carte sim, des cellulaires et des tablettes électroniques et chez Best Buy où elle s’est fait livrer chez elle pour 6000$ d’appareils électroniques.

 Elle a aussi commis des fraudes chez Stéréo Plus et Rogers, sans compter une tentative chez Brick. À cet endroit, son comportement a éveillé les soupçons des vendeurs qui ont décidé de faire de plus amples vérifications avant de lui accorder un financement. Sentant la soupe chaude, Fanny Ouellette avait quitté les lieux sans demander son reste. 

Parmi les autres achats réalisés au moyen des cartes de crédit, on note un forfait au Kinipi Spa et le paiement d’un constat d’infraction au montant de 480 $. 

Le 26 janvier 2017, Fanny Ouellette s’est rendue dans un commerce de Carignan pour acheter un pick-up Dodge Ram toujours en usurpant l’identité de la dame de Louiseville pour obtenir le financement nécessaire. Elle a ensuite assuré ce même véhicule auprès de la compagnie Bélair Direct. 

Le 8 février, elle a finalement été interceptée pour une infraction au Code de la sécurité routière. Elle conduisait alors le Dodge Ram. Lorsqu’invitée à donner son identité, Fanny Ouellette a sorti les pièces d’identité de sa victime. Peu convaincu, le patrouilleur de la Sûreté du Québec a poussé plus loin ses recherches et a contacté le conjoint par téléphone pour lui demander où se trouvait sa femme. Lorsqu’il lui a répondu qu’elle était avec lui à la  maison et qu’elle avait été victime d’une fraude d’identité il y a quelques semaines, Fanny Ouellette a immédiatement été arrêtée.

Lors de la perquisition effectuée au domicile de la suspecte, les policiers ont retrouvé plusieurs objets qui avaient été obtenus frauduleusement mais aussi des cartes de crédit et les pièces d’identité volées au couple. En plus, ils ont saisi les pièces d’identité et des cartes bancaires et de crédit appartenant à 27 personnes différentes sans compter de la cocaïne.

Lors de son retour devant le tribunal mardi en présence de son avocate, Me Mélanie Bédard, Fanny Ouellette a donc reconnu sa culpabilité en lien avec tous ces événements survenus entre décembre 2016 et février 2017. Elle a aussi plaidé coupable à une accusation de vol d’un téléphone cellulaire et à un bris d’engagements en novembre 2017. Il a été convenu de reporter les plaidoiries sur sentence au 30 avril. 

Notons par ailleurs qu’elle n’en est pas à ses premières infractions en semblable matière. En octobre 2016, elle avait en effet subtilisé des cartes de crédit et d’identité dans le vestiaire d’un centre sportif de Saint-Hyacinthe. Elle avait ensuite effectué une dizaine de transactions frauduleuses de moins de 100 $ chacune dans six commerces différents de la même ville.