Voies de fait à un bébé de 24 jours: 4 ans de prison pour Simon Rousseau

TROIS-RIVIÈRES — Simon Rousseau a été condamné à une peine globale de quatre ans de prison pour l’ensemble des crimes qu’il a commis, dont des voies de fait causant des lésions corporelles à un bébé de 24 jours.
Simon Rousseau

Le juge Jacques Trudel a en effet relevé plusieurs facteurs aggravants dans le dossier de Simon Rousseau, tout particulièrement ses antécédents judiciaires en matière de crimes contre la personne, la très grande vulnérabilité de l’enfant, les lésions que ce dernier a subies et le niveau élevé de gravité. Il a certes tenu compte de son plaidoyer de culpabilité mais également du fait que Rousseau a donné des «justifications peu crédibles» et qu’il a fait preuve de «beaucoup de minimisation» pour reprendre les mots du juge.

En fait, son passé judiciaire et sa rapidité à récidiver dans la criminalité malgré ses passages devant le tribunaux et les peines de prison qui lui ont été imposées dans le passé ont pesé lourd contre lui.

Rappelons que le 23 janvier 2018 à Trois-Rivières, Rousseau, alors âgé de 21 ans, avait brassé un enfant qui était sous sa responsabilité en l’absence de la mère. À son retour, la mère avait constaté des blessures sur le visage de l’enfant et avait fait appel aux policiers. Les examens médicaux avaient plus tard révélé des ecchymoses, des pétéchies un peu partout sur le corps du bébé, une fracture de l’humérus, un traumatisme crânien et une hémorragie intracrânienne.

Si au départ, il avait nié les gestes, il avait finalement admis le 17 octobre dernier avoir perdu patience et l’avoir secoué pour qu’il cesse de pleurer. Il avait également plaidé coupable à des chefs de voies de fait sur une amie, voies de fait contre les policiers, avoir tenté de s’emparer de leur bâton télescopique, voies de fait et menaces contre des codétenus, plusieurs vols de véhicules et de remorques, une tentative de fraude et une série de bris de conditions, de promesses et de probation.

Lors des plaidoiries sur la sentence, la procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, avait proposé qu’une peine totale de quatre ans de prison soit imposée pour l’ensemble des infractions. Pour sa part, Me Mario Mélancon à la défense avait plutôt suggéré une peine globale de 36 à 38 mois de prison.

Comme expliqué précédemment dans ce texte, le juge n’a pu écarter la feuille de route criminelle de ce jeune homme maintenant âgé de 23 ans et le niveau élevé de gravité des crimes. Il lui a donc imposé la peine réclamée par la Couronne, soit quatre ans de prison. Si on soustrait la détention préventive de 14 mois et demi, il lui reste 33 mois et demi à faire. Vu le jeune âge de Rousseau, le juge a cependant recommandé qu’il puisse bénéficier en prison de tous les programmes de gestion de la colère.