La Sûreté du Québec procédait à des recherches sur la rivière Saint-François, lundi après-midi, afin de retrouver l’homme de 66 ans disparu à la suite d’une collision entre deux embarcations survenue dimanche soir.

Vitesse ou bête accident?

Les recherches se poursuivaient, lundi, sur la rivière Saint-François à Saint-François-du-Lac, afin de retrouver l’homme de 66 ans éjecté de son embarcation lors d’une collision sur l’eau. Alors que la famille de la victime parle d’un «bête accident», les passagers de l’autre embarcation abondent plutôt dans le sens d’un incident causé par la vitesse.

La Sûreté du Québec a déployé des plongeurs pour ratisser les eaux, lundi après-midi, afin de trouver une trace de l’homme originaire de Sorel disparu dimanche soir, à la suite du drame survenu vers 18 h 30 à l’embouchure de la rivière Saint-François.
Cependant, les explications quant à la cause de la collision diffèrent grandement selon les personnes impliquées, de près ou de loin, dans cet incident.

La vitesse en cause?
Le Nouvelliste s’est entretenu avec des passagers de l’embarcation que l’homme de 66 ans a heurtée avec son bateau de type Baja.
Selon eux, le conducteur serait arrivé sur eux à grande vitesse et ils auraient tenté d’éviter l’embarcation à deux reprises.

Lors de la collision, le bateau Baja serait passé littéralement par-dessus l’arrière de leur embarcation.

C’est alors que le conducteur du bateau Baja, en plus de deux de ses passagers, auraient été éjectés de l’embarcation.

Seul le conducteur n’est pas remonté à la surface.

Les personnes dont l’embarcation a été heurtée n’ont pas voulu révéler leur identité, puisqu’au moment de s’entretenir avec Le Nouvelliste, elles n’avaient toujours pas remis de déposition à la Sûreté du Québec.

Elles ont néanmoins précisé qu’elles étaient sept, dont trois enfants, à bord du bateau au moment du drame.

Heureusement, ce groupe de personnes s’en tire avec des blessures mineures, mais a vécu un choc important lors de la collision, surtout par inquiétude quant aux enfants à bord qui étaient en état de crise, selon leurs dires.

Un «bête accident», selon la famille

De leur côté, les membres de la famille de l’homme recherché croient que la collision est due à un «bête accident».

«C’est probablement ça qui est arrivé: il y avait beaucoup de trafic, il y a eu un manque d’attention et ils se sont frappés», soutient Michel Beaudoin, le beau-frère de la victime.

Le conducteur du bateau de type Baja serait un habitué des eaux qui pratique la navigation depuis une trentaine d’années, selon sa famille.

Lundi après-midi, la famille avait bon espoir de retrouver l’homme de 66 ans disparu dans la rivière Saint-François. «Bien sûr qu’ils vont le retrouver. 

S’ils ne le retrouvent pas dans les jours qui suivent, ils le retrouveront plus tard», estime le beau-frère de l’homme recherché.
Plusieurs membres de la famille de la victime venus de Sorel et de Montréal ont également parcouru les eaux de la rivière, lundi, à la recherche de l’homme disparu.

Pas de confirmation de la SQ

La Sûreté du Québec n’était pas en mesure, lundi après-midi, de confirmer ou d’infirmer les différentes versions concernant l’incident. Ils ont cependant pu affirmer que l’embarcation de la victime a bel et bien frappé l’arrière de l’autre bateau impliqué.

«Selon nos informations, les deux bateaux circulaient à sens contraire. Une première embarcation aurait fait un virage à gauche et l’embarcation de la victime arrivait tout droit. Est-ce qu’il arrivait trop vite? C’est possible, ça va faire partie de l’enquête», explique Marc Tessier, porte-parole de la SQ.
Steve Fournier, un plaisancier dont l’embarcation a été empruntée par les pompiers pour les recherches, dimanche soir, soutient qu’à la suite de la collision, le bas du bateau Baja était en mauvais état, alors que le haut de la deuxième embarcation était abîmé.

Lundi, les plongeurs de la SQ ont ratissé la rivière à l’aide d’un équipement qui détecte les masses pour ensuite amorcer les recherches sous l’eau.
Choc à la marina Mr. B.

Vers 18 h 30, dimanche, un message lancé par le système interphone de la marina a signalé un accident grave survenu à l’embouchure de la rivière. C’est à ce moment que Steve Fournier a dû prêter son embarcation à des pompiers voulant participer aux recherches.

C’est seulement une fois rendu sur place que M. Fournier a constaté l’ampleur de l’incident et la disparition du conducteur du bateau Baja.
L’homme affirme que les recherches se sont poursuivies jusqu’à environ minuit, dimanche soir, sans succès.

Lundi, plusieurs usagers du camping situé tout près de la marina se rendaient près de l’eau afin d’en savoir plus sur les derniers développements de l’affaire. L’arrivée de camions de pompiers, de policiers et de plusieurs ambulances, la veille, avait visiblement choqué les gens résidant près de la marina.