Violence conjugale: six mois de prison supplémentaires pour Marco Murat

TROIS-RIVIÈRES — Marco Murat, cet individu qui a été condamné tout récemment à 18 mois de prison pour une invasion de domicile, vient de se voir imposer six mois supplémentaires pour des gestes de violence conjugale et du harcèlement criminel.

Entre 2006 et 2017, il s’est en effet livré à des voies de fait à plusieurs reprises sur la plaignante. Il l’a entre autres malmenée, poussée et serré à la gorge. Et, pendant toutes ces années, il a également exercé sur elle de la violence psychologique. Parmi les faits relatés par la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, Marco Murat s’est notamment fâché contre la victime pendant qu’ils étaient tous les deux en voiture sur une autoroute. Il s’est arrêté brusquement, l’a tirée par le bras pour la sortir du véhicule et l’a poussée violemment dans un fossé pour ensuite repartir et l’abandonner sur place.

Selon les dires de la plaignante, il se promenait régulièrement avec un couteau ou un bâton de baseball, ce qui accentuait le climat de violence et la peur.

Dans cette affaire, Me Tessier et Me Louis R. Lupien à la défense ont suggéré au tribunal l’imposition d’une peine de six mois de prison (moins un jour) consécutive aux 18 mois qu’il purge déjà pour une agression armée. L’objectif d’une peine globale de deux ans moins un jour était de lui imposer une probation afin de l’encadrer le plus longtemps possible, c’est-à-dire pendant trois ans. Cette suggestion a d’ailleurs été entérinée par le juge plus tôt cette semaine. Marco Murat aura évidemment l’interdiction de communiquer avec la victime et de posséder des armes.

Rappelons que Marco Murat avait perpétré une invasion de domicile le 10 juin 2017 au cours de laquelle il avait infligé de graves blessures à un homme avec une barre de fer. Ce dernier avait subi une fracture de la mastoïde et une commotion cérébrale dont il garde encore aujourd’hui des séquelles. La scène s’était déroulée sous le regard d’une femme et d’une fillette qui ont toutes les deux été traumatisées par cet épisode de violence. Il avait plus tard plaidé coupable à des chefs de voies de fait armées et voies de fait causant des lésions corporelles. Et au terme d’un procès, il avait été reconnu coupable du chef d’introduction par effraction toujours en lien avec le même événement, ce qui lui avait valu les 18 mois de prison mentionnés précédemment.

Les peines imposées tiennent compte de ses antécédents judiciaires en matière de violence.