Le président du Club de motoneige Champlain, Normand Drolet.

Vandalisme dans des sentiers de motoneiges

TROIS-RIVIÈRES — La fermeture complète des sentiers de motoneige en cette période de pandémie de la COVID-19 n’est pas toujours respectée, déplore le Club de motoneige Champlain. Du vandalisme a même été commis dernièrement, alors que la population est invitée à demeurer chez elle.

«Nous avons fermé les sentiers à la grandeur de la province. Mais des quadistes ont décidé qu’ils s’appropriaient les sentiers», dénonce le président du Club de motoneige Champlain, Normand Drolet.

«Certains ont arraché la signalisation en place et ont lancé ça dans un cours d’eau. Nous savons que ce sont des quadistes, parce qu’il y avait des traces au sol.»

Les méfaits commis à quelques endroits sont si importants, que des plaintes ont été déposées à la Sûreté du Québec et à la police de Trois-Rivières.

L’arrêt précipité de la saison de motoneige retarde quelque peu le retrait de la signalisation. La neige étant encore plutôt dure dans bien des secteurs de la région, il est impossible de retirer les panneaux de signalisation sans endommager les poteaux de bois. Plusieurs panneaux sont encore sur le territoire et sont des cibles pour des personnes mal intentionnées.

«Et comme nous avons plusieurs tronçons de sentiers sur des terres agricoles, nous ne pouvons pas laisser des morceaux de bois derrière. Les agriculteurs qui nous permettent de passer sur leurs terres durant l’hiver n’aimeraient vraiment pas ça», précise le président du Club de motoneige Champlain.

Normand Drolet est témoin quotidiennement de motoneigistes et de quadistes qui ne respectent pas la fermeture des sentiers. Un de ceux-ci passe directement dans sa cour à Saint-Maurice. «J’ai installé des câbles et j’ai mis des bancs de neige pour montrer que c’est fermé, mais il est venu des motoneigistes mercredi et ils ont contourné tout ça. Ils sont comme s’ils étaient chez eux», déplore-t-il.

Partout au Québec, l’industrie de la motoneige repose sur des droits de passage accordés par les propriétaires terriens, dont de nombreux agriculteurs. Des méfaits et des comportements délinquants nuisent à ce fragile équilibre, rappelle Normand Drolet. «Je veux garder mes droits de passage pour l’an prochain», dit-il en précisant que le confinement de la population expliquerait en partie les problèmes rencontrés dernièrement.

«Actuellement, il y a plusieurs personnes qui ont beaucoup de temps et se demandent quoi faire.»