Alexis Vadeboncoeur

Vadeboncoeur arrêté pour une tentative de vol

La cavale d'Alexis Vadeboncoeur est terminée. Après avoir été l'objet d'un mandat d'arrestation depuis plus de deux mois, le jeune homme a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi à Trois-Rivières, après avoir présumément tenté un nouveau vol qualifié à la même pharmacie qu'il aurait cambriolée il y a un an. Encore une fois, il était à la recherche de Dilaudid.
Conduit au palais de justice vendredi matin, il y a été formellement accusé de vol qualifié, de port de déguisement et de trois bris d'engagements. Il a en effet omis de garder la paix, d'avoir une bonne conduite, de ne pas posséder ou consommer de drogue et de ne pas se rendre à la pharmacie Jean Coutu du boulevard des Récollets à Trois-Rivières. Ces accusations viennent donc se rajouter à celles déjà portées contre lui lors de l'émission d'un mandat d'arrestation le 6 janvier dernier, c'est-à-dire bris d'engagements pour ne pas avoir complété sa thérapie et s'être enfui du centre de désintoxication d'Upton. 
Lorsqu'il est apparu vendredi midi dans le box des accusés, Vadeboncoeur n'a manifesté aucune émotion particulière. Fidèle à ses récents passages à la cour, il avait le visage fermé. La Couronne, représentée par Jean-Marc Poirier, s'est évidemment objectée à la remise en liberté du prévenu. Me Eddy Ménard, qui représentait l'avocat de Vadeboncoeur, Me René Duval, a demandé à ce que l'enquête sur détention soit reportée au 18 mars pour la forme. Plus tard en entrevue, Me Ménard s'est montré peu loquace, d'autant plus qu'il n'avait même pas consulté la preuve encore. «Il serait hasardeux de commenter cette affaire alors que nous n'avons même pas lu la preuve. Nous avons appris la nouvelle de son arrestation comme tout le monde ce matin (vendredi)», a-t-il indiqué. Invité à parler de l'état d'esprit de Vadeboncoeur, il a répondu: «il fait avec la situation.»
On sait que le prévenu était recherché par les forces policières depuis le 6 janvier dernier, à la suite de son évasion du centre de désintoxication d'Upton. Jeudi soir, vers 20 h 40, il se serait donc rendu à la pharmacie Jean Coutu pour tenter une nouvelle fois d'y voler des Dilaudid. Portant une cagoule, le suspect s'est pointé dans le laboratoire afin d'exiger de la pharmacienne qu'elle lui remette les opiacés. Or, ses démarches ont été vaines, la pharmacienne ayant refusé d'obtempérer. Il a donc quitté les lieux sans blesser personne, heureusement. D'ailleurs, il semble que le suspect n'était pas armé. 
Les policiers se sont ensuite rendus sur place pour y faire leur enquête. Comme le suspect était cagoulé, la victime n'était pas en mesure d'identifier formellement le voleur. Par contre, ce dernier avait laissé des traces derrière lui. En effet, les empreintes de pas dans la neige ont conduit les policiers jusqu'à un logement de la rue Provencher. 
Les policiers ont dû patienter jusqu'à 1 h 50 pour pouvoir investir ledit logement puisqu'il leur fallait se doter de mandat d'entrée et de mandat de perquisition. C'est alors qu'ils ont vu et identifié Alexis Vadeboncoeur. Évidemment, ce dernier a été immédiatement arrêté puisqu'il était en liberté illégale. Son amie de coeur, Stéphanie Villeneuve, a également été arrêtée pour un manquement à son sursis. 
Rappelons qu'en février 2013, Alexis Vadeboncoeur avait été arrêté par la police de Trois-Rivières après avoir présumément réalisé un vol qualifié dans cette pharmacie du boulevard des Récollets, toujours pour s'emparer de Dilaudid. Il avait par la suite été accusé de vol qualifié, de braquage d'une arme à feu, de port de déguisement, de possession de stupéfiants pour fins de trafic et d'entrave au travail des policiers. Son arrestation musclée avait été captée par des caméras de surveillance. Les quatre policiers impliqués avaient pour leur part été accusés de voies de fait et production de faux rapports. Ils subiront leur enquête préliminaire le 30 juin. 
Or, les démêlés judiciaires de Vadeboncoeur n'en finissent plus de s'accumuler. Ce n'est pas la première fois en effet qu'il est accusé de briser ses engagements et ses conditions de remise en liberté. En novembre dernier, trois mois après avoir complété une première thérapie et recouvré une liberté provisoire, le jeune homme avait été interpellé avec un peu plus d'un gramme de marijuana dans sa résidence. Des accusations de possession de stupéfiants et de bris de conditions avaient alors été portées.
Le tribunal avait par la suite accepté de le remettre en liberté mais sous des conditions, dont celle de suivre cette autre thérapie à Upton, ce qu'il n'a pas fait, préférant prendre la fuite.