Une voiture fonce dans une maison: réveil brutal pour une famille

Laurie-Anne Déziel, sa soeur Marion et leurs parents ont vécu toute une frousse dans la nuit de mardi à mercredi alors que la voiture d'un chauffard a percuté leur maison de la rue Marion, à l'intersection de côte Richelieu, précisément vis-à-vis le lit de la plus jeune des deux soeurs. Heureusement, personne n'a été blessé.
«Nous étions tous couchés, et aux environs de 3 h 15, on a entendu un bruit sourd, un bruit d'impact. Ma mère a crié pour savoir si on était correctes, ma soeur et moi, et on s'est tous rejoints à l'intersection de nos chambres», raconte Laurie-Anne Déziel, qui croyait au départ que l'accident était survenu dans la rue, vu que la maison est située à une intersection passante.
La famille est sortie de la maison pour se rendre compte qu'une voiture avait heurté sa maison.
«J'ai une formation en premiers soins, alors je suis allée vers la voiture pour voir si le conducteur était correct. J'ai ouvert la portière pour me rendre compte qu'il n'y avait personne à l'intérieur», poursuit Laurie-Anne Déziel, qui a cherché le conducteur autour du domicile pendant que sa mère était au téléphone avec les services d'urgence.
L'homme a finalement été épinglé par les policiers et sera vraisemblablement accusé de conduite avec les capacités affaiblies.
«À leur arrivée sur place, les policiers ont constaté que le conducteur avait fui les lieux. Ils l'ont retrouvé chez lui, et il présentait des signes de capacités affaiblies. Il a été arrêté sur place et conduit au poste», confirme le sergent Luc Mongrain, de la police de Trois-Rivières.
L'ivressomètre a révélé chez l'individu un taux d'alcoolémie deux fois supérieur à la limite permise pour prendre le volant.
Il a été libéré et comparaîtra au palais de justice ultérieurement.
Selon les premières constatations, l'automobiliste roulait sur la côte Richelieu en direction sud, et a en quelque sorte raté son virage sur la rue Marion, fauchant un panneau d'arrêt au passage. Il a terminé sa course contre le mur de la maison des Déziel.
«On a été quand même chanceux dans notre malchance. Ça aurait pu être pire. On a plus subi l'accident, mais personne n'est blessé. Mes parents et ma soeur vont se rendre au travail aujourd'hui (mercredi) et moi je travaille de la maison. La vie suit son cours», concluait Laurie-Anne Déziel mercredi matin.