Fanny Ouellette de Trois-Rivières a plaidé coupable, jeudi, à plusieurs infractions reliées à l’utilisation frauduleuse de cartes de crédit et bris d’engagement.

Une présumée fraudeuse face à la justice

Trois-Rivières — Fanny Ouellette, une femme de 36 ans de Trois-Rivières, a plaidé coupable, jeudi, à plusieurs infractions reliées à l’utilisation frauduleuse de cartes de crédit et bris d’engagement.

Les événements en question sont survenus à Saint-Hyacinthe le 20 octobre 2016. En compagnie d’une présumée complice, Claude Courtemanche, elle a en effet subtilisé des cartes de crédit et d’identité dans le vestiaire d’un centre sportif. Au cours des heures qui ont suivi, elle s’est empressée d’effectuer 14 transactions de moins de 100 $ chacune dans six commerces différents de la même ville. Deux de ses transactions ont cependant été refusées. Comme les suspectes avaient été filmées par les caméras de surveillance des commerces, les policiers avaient été en mesure de procéder à leur arrestation le 30 octobre. Elles avaient cependant pu reprendre leur liberté sous conditions le jour même.

Or, la suspecte, Fanny Ouellette aurait récidivé dans les mois qui ont suivi jusqu’à ce que les policiers de la Sûreté du Québec lui mettent de nouveau la main au collet le 8 février 2017. Le travail mené par les enquêteurs a en effet permis à la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, de déposer contre elle plusieurs autres accusations pour des fraudes, des vols et la possession de plusieurs cartes de crédit et pièces d’identité à des fins frauduleuses. Selon ce qu’on peut apprendre dans l’acte d’accusation, il y avait notamment des cartes appartenant à un couple de Louiseville. La suspecte lui aurait volé le 11 décembre 2016 non seulement des cartes de crédit mais également des pièces d’identité et des objets personnels comme des bottes, un sac à main, un portefeuille, un trousseau de clés et une télécommande. Le 29 décembre, la suspecte se serait par la suite introduite dans leur résidence personnelle pour y commettre des vols.

Entre le 20 janvier et le 7 février 2017, elle aurait ensuite commis plusieurs fraudes dans des commerces grâce aux cartes de crédit notamment chez Brick à Trois-Rivières où elle aurait acheté un téléviseur et une console de jeux. Toujours selon les accusations déposées contre elle, la suspecte aurait même floué un concessionnaire automobile de Carignan pour obtenir un Dodge Ram de l’année 2012 en se faisant passer pour la dame de Louiseville.

Le 8 février, elle a été arrêtée, ce qui a donné lieu à de nouvelles accusations pour entrave et s’être frauduleusement fait passer pour la dame de Louiseville.

Au terme d’une enquête sur caution qui s’était tenue dans les jours suivants, elle avait encore une fois pu reprendre sa liberté mais sous conditions dont celles de ne pas avoir de téléphone cellulaire et de documents bancaires qui ne soient pas libellés à son nom.

Mais, elle aurait contrevenu à ses conditions le 18 décembre dernier avant d’être arrêtée. Il s’agit d’ailleurs des bris d’engagement pour lesquels elle a plaidé coupable jeudi en même temps que les délits commis à Saint-Hyacinthe en octobre 2016. Sa sentence sera déterminée à une date ultérieure.

En ce qui concerne les autres événements survenus en Mauricie entre décembre 2016 et février 2017, le processus judiciaire suit toujours son cours. Jeudi, elle a d’ailleurs subi une autre enquête sur caution visant à reprendre sa liberté puisqu’elle est détenue depuis son arrestation en décembre dernier. Celle-ci est cependant frappée d’une ordonnance de non-publication. Le tribunal fera bientôt connaître sa décision.