À travers ces déclarations, des illustrations: une dizaine de squelettes pendus à un arbre, un homme éventré, le Christ servant de repas à un démon pendant la Cène.

Une page Facebook à glacer le sang

Statuts comme «I'll kill you before me» ou «Vivre du désir de mourir», reproductions de dessins macabres illustrant pendaisons et autres images de mort: la page Facebook d'un des deux accusés dans le cas du triple meurtre commis mardi dans le secteur Trois-Rivières-Ouest donne froid dans le dos.
<p>L'image partagée par le suspect la veille des meurtres.</p>
<p>Un autre dessin partagé par le même accusé sur sa page Facebook.</p>
Très actif sur le réseau social Facebook ces dernières semaines, l'adolescent visiblement tourmenté multipliait les partages d'images tirées de sites comme Creepy Fucking Shit, Creepypasta ou Ms. Creepy (creepy signifiant sordide, sinistre...) sans les commenter. Mais il publiait aussi certaines phrases qui, a posteriori, se révèlent inquiétantes et témoignent d'un mal-être évident.
Le 24 janvier dernier, l'adolescent a écrit: «If you take my hand I'll show you the world of DEAD» («Si tu prends ma main je te montrerai le monde de la mort»). Il s'agit d'un extrait des paroles de la chanson Widower, de Make Them Suffer, un groupe de death metal australien.
Douze jours plus tôt il écrivait sur le journal sa page Facebook: «I'll kill you before me» («Je te tuerai avant moi»). Une autre «pensée» tirée d'un site, partagée le 24 janvier par le prévenu, évoque les voix dans sa tête... Une seule personne «aime» ce partage: son coaccusé.
Sans insinuer un quelconque lien avec les événements de mardi, notons un dernier exemple: le 15 août, l'accusé écrivait «se sentiment etrange quand tu appelle chez t'as copine et que sa mere repond: elle est chez son copain mais que etrangement t'est seul chez vous» (sic).
Depuis mardi, plusieurs internautes sont allés commenter les publications de l'accusé, notamment celle de la veille des meurtres, le 10 février, qui représente un bonhomme au-dessus duquel on lit: «I'm dead inside» («Je suis mort à l'intérieur»). Plus de 200 personnes ont ajouté leurs commentaires (souvent hostiles) à cette dernière publication, et des discussions se sont même amorcées entre des commentateurs.
D'ailleurs, à ce sujet, la Sécurité publique de Trois-Rivières tient à rappeler à l'ordre certains internautes qui seraient tentés de publier des propos incriminants. «Tout ce qui est écrit sur Facebook, c'est du domaine public. S'il y a des choses qui sont répréhensibles au niveau criminel, ça pourrait servir de preuve et se transformer en accusation. Il faut être prudent», a indiqué l'agent Michel Letarte, porte-parole à la SPTR.