Vers 15 h 45 mercredi, les flammes ont ravagé l'école primaire Le Rucher de Saint-Sylvère. Cette école offrait des services spécialisés pour les élèves ayant des difficultés d'apprentissage et des troubles cognitifs.

Une école ravagée par les flammes

Un incendie s'est déclaré mercredi après-midi à l'école Le Rucher de Saint-Sylvère. Malgré l'intervention d'une quarantaine de pompiers, les flammes ont complètement ravagé le bâtiment. Les quelque 40 élèves qui fréquentaient l'école devront être relocalisés, alors qu'il reste moins de deux semaines avant la rentrée scolaire.
Les pompiers de Bécancour ont dû appeler en renfort leurs collègues de Daveluyville, Lemieux, Précieux-Sang, Sainte-Gertrude, Gentilly et Trois-Rivières. Au total, une quarantaine de pompiers ont pris part à l'opération.
Alors que des ouvriers procédaient à la réfection du toit de l'école Le Rucher, un incendie est survenu dans la zone où ceux-ci effectuaient les travaux. Le feu a commencé à dévorer le bâtiment de haut en bas, et une colonne de fumée a rapidement déchiré le ciel au-dessus de Saint-Sylvère. À l'approche de l'école primaire, un nuage opaque ne laissait rien présager de bon. Sous le regard de nombreux curieux, les pompiers arrosaient le bâtiment à grande eau. Les fenêtres éclatées de l'école laissaient cependant entrevoir une structure carbonisée. Pour ajouter à la désolation de ce portrait, des débris tombaient de temps à autre de ce qui restait de la toiture. 
Luc Desmarais, directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Bécancour, raconte comment les pompiers ont commencé à combattre le feu. «Nous avons eu un appel autour de 15 h 45 pour nous signaler l'incendie du bâtiment. À notre arrivée, il y avait déjà de la fumée et des flammes apparentes. Le temps que nous nous installions, le feu s'est propagé à l'ensemble de l'école», raconte-t-il.
Devant l'ampleur que prenait l'incendie, les pompiers ont appelé en renfort leurs collègues de Daveluyville, Lemieux, Précieux-Sang, Sainte-Gertrude, Gentilly et Trois-Rivières. Au total, 40 pompiers étaient à l'oeuvre pour tenter de maîtriser le brasier; mais malgré leurs efforts, M. Desmarais n'était pas très optimiste quant au sort qui attendait l'école. «Je ne suis pas un spécialiste, mais tout semble indiquer que l'école sera une perte totale», indique-t-il. «Nous avons déjà appelé un entrepreneur pour qu'il amène son équipement lourd sur les lieux, si jamais la décision était prise de mettre l'école à terre», ajoute M. Desmarais. 
Plusieurs personnes ont été témoins de la naissance de l'incendie. Le maire Adrien Pellerin, dont la résidence est située à côté de l'école, a assisté à toute la scène. «J'étais venu pour une affaire qui concernait les jeux d'eau, quand j'ai vu qu'il y avait de la fumée sur la toiture. Après environ deux minutes, j'ai vu des flammes monter. Les ouvriers qui étaient en train de refaire la couverture n'ont pas réussi à maîtriser le feu, alors l'école au complet a brûlé», raconte-t-il.
De son côté, Louise Tremblay, une surveillante à l'école Le Rucher, est intervenue pour éviter que le feu ne fasse des victimes. «J'ai vu courir des gens sur le toit. L'un d'eux était accroupi, alors je me demandais s'il s'était blessé. Toutefois, j'ai rapidement vu que les travailleurs étaient allés chercher des extincteurs, et qu'ils essayaient d'éteindre un feu. Je me suis alors rendue dans le parc derrière l'école, et j'ai dit aux enfants de s'éloigner», témoigne-t-elle.
Au final, tous ceux qui se trouvaient dans le périmètre de l'école au moment où s'est déclaré l'incendie s'en sont tirés à bon compte, précise M. Desmarais.
Relocalisation difficile
L'école Le Rucher accueillait une quarantaine d'élèves, en plus d'employer une vingtaine de personnes. L'établissement scolaire avait cependant la particularité d'offrir des services spécialisés, ce qui complique le processus de relocalisation. «Les élèves de l'école Le Rucher ont besoin d'accompagnement, car ils ont des difficultés d'apprentissage et des troubles cognitifs. Les groupes étaient restreints pour leur offrir un environnement maximal», explique Pascal Blondin, secrétaire général et directeur des services éducatifs à la Commission scolaire de la Riveraine.
«Demain, nous allons décider de la façon dont nous allons relocaliser les élèves. Nous avons déjà étudié quelques scénarios, mais nous voulons nous assurer de choisir le meilleur. L'enjeu principal est le transport, puisque nous voulons éviter un trajet qui soit démesuré pour les élèves et leurs parents», ajoute-t-il. 
Du côté de la Municipalité de Saint-Sylvère, le maire Pellerin compte bien s'assurer que l'école soit reconstruite. 
«C'est une grosse perte pour nous. Nous y étions attachés, d'autant plus que c'est une école spécialisée. Nous avons parlé avec M. Blondin de la Commission scolaire. Le ministre de l'Éducation a déjà été avisé de l'incendie, alors nous allons attendre sa réponse», indique-t-il.