La Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR) a reçu une douzaine d’appels pour des rassemblements intérieurs ou extérieurs dimanche. ­­­

Une douzaine d’appels à la police pour des rassemblements à Trois-Rivières

Trois-Rivières — La Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR) a reçu une douzaine d’appels de citoyens, dimanche, dénonçant des rassemblements intérieurs ou extérieurs.

«On a reçu une douzaine d’appels à cet effet. Chaque fois qu’on est arrivé sur place, on n’a pas constaté de rassemblement, probablement que les gens étaient partis ou qu’il n’y avait pas eu de rassemblement du tout», explique l’agente Carole Arbelot, porte-parole de la DPTR.

En majorité, il s’agissait de rassemblements extérieurs. Dans un cas, un citoyen a téléphoné la police parce qu’il voyait des véhicules se stationner devant une église. Mais comme toutes les églises sont fermées et que les célébrations sont annulées, en constatant que les portes étaient verrouillées, les gens repartaient tout simplement. Aussi une personne trouvait qu’il y avait beaucoup de véhicules dans le stationnement d’un immeuble, mais encore là, les policiers n’ont pas constaté de rassemblement.

Quoi qu’il en soit, la DPTR opte, pour l’instant, pour la sensibilisation plutôt que pour la répression. «Notre intervention vise vraiment à sensibiliser les gens sur les raisons de l’interdiction des rassemblements. On fait de la prévention et on insiste davantage sur la collaboration des gens», précise l’agente Arbelot. Pour le moment d’ailleurs, les gens collaborent bien, souligne-t-elle.

Rappelons que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé, cette fin de semaine, jusqu’au 29 mars, par le gouvernement québécois, et il inclut l’interdiction des rassemblements.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a reçu, dimanche, quelque 80 appels relativement à des rassemblements.

Pour sa part, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a répondu à une dizaine d’appels du genre dans la nuit de samedi à dimanche.

Du côté de la Sûreté du Québec, on confirme également avoir reçu des appels pour des rassemblements, mais elle ne tient pas de statistiques à ce sujet. Elle dit mener des «patrouilles préventives» pour sensibiliser la population plutôt que d’avoir recours à des «mesures coercitives».

À Montréal, le SPVM a décrété l’état d’urgence, ce qui lui permet notamment de bénéficier d’une plus grande flexibilité en ce qui concerne ses effectifs. Il n’y a encore rien de prévu à cet effet à Trois-Rivières. «Pour l’instant, il n’y a pas de changement», note l’agente Arbelot. Le nombre de patrouilleurs demeure le même. «On est suffisamment pour répondre aux appels.»

Avec La presse canadienne