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Une autre thérapie pour Alexis Vadeboncoeur

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
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Alexis Vadeboncoeur devra se soumettre à une autre thérapie dans un centre de dépendances après avoir été arrêté une nouvelle fois pour une série d’infractions criminelles.

Bien connu pour ses nombreux démêlés judiciaires et notamment l’arrestation musclée dont il avait fait l’objet par les policiers de Trois-Rivières en 2013, le jeune homme était de retour devant le tribunal la semaine passée dans le district judiciaire de Québec.

Plusieurs accusations ont été portées contre lui en lien avec des fraudes, le vol d’identité, la possession et l’utilisation frauduleuse de cartes de crédit, des bris de probation et des bris de conditions. Il s’agit d’infractions qui auraient été commises au cours des dernières semaines.

Lors d’une enquête sur remise en liberté qui a eu lieu jeudi dernier, il a pu reprendre sa liberté mais avec la condition de compléter une thérapie au Pavillon de l’Assuétude et d’y résider 24 heures sur 24. Il ne pourra pas consommer de l’alcool et des drogues ni avoir en sa possession des documents bancaires et des pièces d’identité qui ne sont pas libellés à son nom. Il sera ramené devant le tribunal à Québec à une date ultérieure. Notons aussi qu’il a une cause pendante en matière de violence conjugale datant de mai 2020.

Or, dans le district de Trois-Rivières, il doit également répondre à des accusations de bris de conditions et de fraude à l’identité. Encore là, il a été libéré ce mardi avec les mêmes conditions que celles émises à Québec. Il sera ramené en cour le 17 mai. Enfin, il a un dossier pendant à Shawinigan pour un manquement à un sursis.

Le jeune homme de Trois-Rivières s’était fait connaître pour son arrestation en 2013 dans la cour du Cégep de Trois-Rivières après un vol qualifié dans une pharmacie. En mars 2013, le jeune homme, dont la dépendance aux stupéfiants date de sa préadolescence, avait alors été envoyé dans un centre de désintoxication pour y suivre une thérapie de six mois qu’il avait complétée malgré un changement de ressources.

Il avait ensuite été libéré sous conditions mais avait omis de se présenter au poste de police comme convenu. En novembre de la même année, il avait été intercepté pour possession de cannabis et des bris d’engagements toujours en lien avec ses conditions de remise en liberté.

Une deuxième chance lui avait été donnée par le biais d’une autre thérapie mais il avait préféré prendre la fuite en janvier 2014 après avoir été expulsé du centre. Au terme d’une cavale de deux mois, il avait été arrêté en mars 2014 après qu’il eut tenté de commettre un vol qualifié dans la même pharmacie Jean Coutu qu’il avait cambriolée en février 2013.

Il avait plaidé coupable à toutes ces infractions, ce qui lui avait une peine de 54 mois de prison.

Mais, cela n’avait pas mis fin à ces incartades. Libéré d’office après avoir purgé les deux tiers de sa sentence, il était de nouveau arrêté en juillet 2017 pour possession de stupéfiants. Sa liberté avait été révoquée et il avait été condamné à 30 jours de prison supplémentaires.

Puis, en 2019, à sa sortie de prison, il était arrêté pour vente de cannabis. Il s’était vu imposer une peine de 15 mois de prison et une probation de deux ans.

En février 2020, il avait été acquitté des accusations portées contre lui pour des gestes de violence conjugale qui auraient été commis envers une ex-conjointe en janvier 2019 à Shawinigan mais interpellé encore une fois en août 2019 pour d’autres possibles voies de fait en matière conjugale dans la région de Québec. Il avait été remis en liberté sous conditions et intercepté au début de l’année 2021 pour les dossiers de fraudes et de vol d’identité.