Éric Désilets, copropriétaire de Piscitrium Trévi, est ici en compagnie de Nicolas Brière, un mécanicien qui était sur les lieux du vol jusqu’à 2 h, dans la nuit de lundi à mardi.

Un vol audacieux déjoué

Trois-Rivières — La vigilance de patrouilleurs de la Sûreté du Québec aura permis d’arrêter un auteur présumé d’un important vol d’équipements roulants commis chez Piscitrium Trévi, ce qui pourrait mener au démantèlement d’un réseau de vol de camions, remorques et autres équipements du genre.

Joël Jeanson, un individu de 35 ans, a comparu mardi en fin d’après-midi au palais de justice de Trois-Rivières afin d’être accusé d’introduction par effraction pour y commettre un vol. Cette comparution est le résultat d’une arrestation effectuée par la Sûreté du Québec dans la nuit de lundi à mardi sur le territoire de Louiseville .

Des patrouilleurs circulaient sur la route 348 vers 3 h 40 lorsque leur attention a été attirée par le fait qu’une camionnette tirait une remorque sur laquelle se trouvait une excavatrice. Cette camionnette était précédée d’un camion à benne identifié au nom de Piscitrium Trévi.

«Ce que j’ai eu comme information est que la police a vu un vieux pick-up avec un beau trailer et une belle pelle. Le policier a trouvé ça louche», mentionne Éric Désilets, copropriétaire de Piscitrium Trévi de Trois-Rivières.

Lors de l’intervention, la police a remarqué le nom de l’entreprise sur l’équipement. Devant les explications du chauffeur de la camionnette qui ne possédait pas de permis de conduire valide, des vérifications ont été effectuées auprès de la compagnie.

«La police m’a appelé vers 4 h 20 pour me demander si j’avais un employé qui transportait, de nuit, une pelle mécanique. L’été, ça se peut, mais l’hiver, c’est impossible. Le gars qui s’est fait arrêter disait qu’il travaillait pour Trévi», ajoute M. Désilets, en mentionnant que ces équipements servent aux activités du commerce durant l’été et qu’ils sont aussi utilisés pour faire du déneigement.

La police de Trois-Rivières a été appelée afin de vérifier si tout était correct aux installations de l’entreprise. Le vol d’un camion à benne, de deux remorques, d’une excavatrice et d’une sableuse a été constaté à l’atelier mécanique de la compagnie, dans le secteur Pointe-du-Lac. La chaîne de la porte de la clôture avait été sectionnée. 

La valeur des équipements dérobés approche les 200 000 $.

L’homme d’affaires a rapidement publié le vol sur Facebook afin de demander l’aide des membres. Un résident de Saint-Gabriel-de-Brandon l’a contacté pour lui signaler la présence du camion à benne. La deuxième remorque et la sableuse ont aussi été retracées peu de temps après à Louiseville grâce à la collaboration du public qui a contacté la SQ, poursuit M. Désilets.

«On a tout retrouvé. C’est vraiment la vigilance de la SQ qui a fait la différence. Et avec Facebook, on a eu 2495 partages. Si on compte 200 amis par personne, on a rejoint 500 000 personnes en quelques heures», raconte M. Désilets.

C’est la deuxième fois en moins de deux ans que Trévi subit un vol d’équipements. En juin 2016, des voleurs ont dérobé chargeurs, fardier, camion et remorque pour une valeur de 250 000 $. Quelques équipements ont été retrouvés.

Différents dommages ont été commis durant le dernier larcin, selon M. Désilets. Des équipements ont été endommagés (le ou les voleurs auraient brisé le pare-brise du camion à benne pour accéder aux fils servant à démarrer le véhicule), la clôture également. La valeur des dommages tourne autour de 5000 $.

Éric Désilets assure que les activités de déneigement de son entreprise ne seront pas affectées par cette situation.

Ce dossier de vol s’ajoute à celui survenu il y a trois semaines. La police de Trois-Rivières avait arrêté Robert Chauvette pour vol de véhicule. L’individu serait relié à des vols de tracteur routier et de remorques à Trois-Rivières et à Québec.

Le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la police trifluvienne, se limite à dire que l’enquête n’est pas terminée dans le dossier de Joël Jeanson.

«Les enquêteurs poursuivent leur travail. Ce n’est pas impossible qu’on en arrive à d’autres développements.»

Domicilié à Sainte-Béatrix, dans Lanaudière, Joël Jeanson a été remis en liberté sous conditions. Il devra demeurer chez un proche à Joliette et est soumis à un couvre-feu, sauf aux fins de travail et d’urgence.

Son dossier reviendra en cour le 21 février.

Avec la collaboration de Nancy Massicotte