Jean-Philippe Leblanc-Paré

Un Trifluvien arrêté pour avoir menacé Pauline Marois

Pour la deuxième fois en trois mois, un individu de Trois-Rivières doit faire face à la justice pour avoir proféré des menaces de mort contre la première ministre Pauline Marois par le biais d'Internet.
On se rappellera qu'en décembre dernier, Daniel Brosseau, 37 ans, avait été accusé de menaces de mort et de possession d'une arme prohibée, soit un poing américain. Cette fois-ci, le suspect est Jean-Philippe Leblanc-Paré, 29 ans. Il a formellement été accusé, lundi matin, de menaces de mort.
On lui reproche d'avoir mis en ligne une vidéo sur le web dans laquelle il déclare: «I'll kill you Pauline Marois». En fait, ladite vidéo dure 12 minutes. Si au départ, on le voit danser et batifoler, il se ferait plus menaçant à la neuvième minute en s'adressant à la première ministre et en tenant ces propos.
Lors de son arrestation dimanche, il aurait avoué aux policiers qu'il était alors sous l'effet de stupéfiants. Du matériel informatique a notamment été saisi à sa résidence.
Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, Leblanc-Paré participait souvent à un forum de discussions intitulé «Dépotoir.ca». À plusieurs reprises, on aurait tenté de l'expulser de ce forum car il y tenait, semble-t-il, des propos dénigrants et quelquefois incohérents mais le suspect réussissait toujours à revenir sur ce site en utilisant une nouvelle adresse. Il se filmait souvent également de sorte qu'il n'a pas été trop difficile de le reconnaître lors des présumées menaces tenues contre Pauline Marois.
Comme ce genre de menaces, même sur Internet, constitue un acte criminel, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Martine Tessier, a déposé une accusation de menaces contre Leblanc-Paré. Par contre, elle ne s'est pas objectée à sa remise en liberté puisqu'il n'a aucun antécédent judiciaire.
Leblanc-Paré, qui est défendu par Me Mario Melançon, devra cependant respecter plusieurs conditions durant les procédures judiciaires. Outre un engagement de 300 $, il devra continuer à demeurer chez ses parents, respecter un couvre-feu de 22 h à 6 h, sauf pour fins de travail.
Il lui sera interdit de communiquer directement ou indirectement avec Pauline Marois ou de se trouver en sa présence. Il ne pourra pas non plus posséder un ordinateur ou tout autre appareil comme un téléphone cellulaire qui lui donnerait un accès à Internet. Évidemment, il lui sera interdit d'avoir des armes en sa possession. Enfin, il devra prendre un rendez-vous avec un psychologue et en fournir la preuve.
 Sa cause a été reportée au 29 avril.
Quant à Daniel Brosseau, son dossier devrait revenir en cour le 29 avril. Il aurait écrit sur la page Facebook I Hate Pauline Marois (Anti-PQ and against separation): «One of these days... I'll be so piss! I'm gonna kill them!». On l'accuse aussi d'avoir menacé le premier ministre Stephen Harper.
Celui-ci a également pu reprendre sa liberté lors des procédures mais doit respecter plusieurs conditions imposées dont consulter des spécialistes médicaux, mettre fin à son abonnement à un service Internet et ne plus posséder de cellulaire.