Les recherches au lieu d’enfouissement de Saint-Étienne devraient reprendre vendredi.

Un travail de moine

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Quelque 20 membres de la Sûreté du Québec ont poursuivi jeudi leurs recherches au lieu d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès dans le but de trouver des indices qui permettront d’éclaircir la disparition de Gilles Giasson, un homme de Trois-Rivières qui aurait été victime d’un meurtre. Aucun élément important n’a toutefois été découvert.

Des gens de l’unité d’urgence spécialisée en recherche terrestre, des crimes contre la personne et du laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale maintiennent la cadence au lieu d’enfouissement sanitaire de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie. Accompagnés d’un arpenteur-géomètre et d’un superviseur du site, ils étaient de retour au travail jeudi dès 8 h afin de trouver le moindre indice concernant ce dossier.

«On creuse avec la rétrocaveuse, c’est tamisé et ensuite vérifié à main d’homme. Il faut de la patience, de la rigueur et de la minutie. Et il ne faut pas perdre le focus, car on peut passer à côté d’un indice. Ça prend des gens aux aguets», constate le sergent Louis-Philippe Bibeau, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Les recherches au lieu d’enfouissement de Saint-Étienne devraient reprendre vendredi.

Si la journée de jeudi n’a pas permis de mettre la main sur des éléments reliés à l’enquête, la SQ va vraisemblablement poursuivre le travail vendredi, toujours dans la partie sud du lieu d’enfouissement.

«On est optimiste, ajoute le sergent Bibeau. On croit être dans le bon coin pour trouver d’autres éléments que l’on recherche.»

Jusqu’à maintenant, les recherches ont permis de découvrir ce qui serait des restes humains pouvant appartenir à M. Giasson, 67 ans. Cette découverte a eu lieu mardi, soit au deuxième jour du travail effectué dans des ordures du lieu d’enfouissement. La police a des raisons de croire que le corps de M. Giasson pourrait s’y trouver.

Gilles Giasson est porté disparu depuis quelques jours. Son fils, François Asselin, est le principal suspect dans cette histoire. Il a été accusé la semaine dernière du meurtre d’un collègue de travail à Sherbrooke.