Un sursaut d'hiver qui fait une victime

Trois-Rivières — La région y a goûté, lundi, côté météo, alors qu’un épisode de verglas et de grésil est venu compliquer la vie des automobilistes. L’état des routes a causé plusieurs accidents, dont un qui a malheureusement coûté la vie à un homme de 49 ans de Louiseville. La tempête aura par ailleurs nécessité bien des réajustements pour la Ville de Trois-Rivières et le ministère des Transports, dont les contrats de déneigement et d’entretien hivernal des routes venaient à échéance quelques heures plus tôt.

En effet, selon les ententes en vigueur à la Ville de Trois-Rivières et au ministère des Transports, les contrats pour l’entretien et le déneigement des routes

prennent fin le 15 avril. Des ententes ont dû être prises afin d’assurer le déglaçage des routes tôt lundi matin.

«Les contrats venaient à échéance à minuit. À minuit et une minute, nous avions donc des surveillants qui étaient postés dans les différentes zones et qui nous rapportaient l’état des routes. Nous sommes allés au cas par cas. Dans certaines zones où c’était nécessaire, nous avons rappelé nos entrepreneurs afin de procéder à la location de leurs services pour pouvoir ramener le pavage à un état praticable pour les automobilistes», résume la porte-parole de la Ville, Cynthia Simard, qui précise que depuis la fusion municipale de 2002, ce n’est que la deuxième fois que la Ville doit prolonger au-delà du 15 avril ses ententes pour l’entretien hivernal des routes.

Au ministère des Transports, pour les ententes prises avec les entrepreneurs et les municipalités, on s’est également retrouvé hors saison. «Nous avons de bons liens avec nos entrepreneurs et nous les avions avisés qu’ils devaient se tenir prêts à intervenir, et ne pas commencer à modifier leur machinerie en vue de la saison estivale. Dans tous les cas, nous prenons des ententes forfaitaires ou encore à taux horaire avec les compagnies à qui nous faisons appel pour poursuivre l’entretien au-delà du 15 avril», résume Jean Lamarche, porte-parole du ministère des Transports. 

À Shawinigan, le problème ne s’est pas posé, étant donné que les ententes de la Ville avec ses entrepreneurs sont signées jusqu’au 30 avril, confirme la responsable des communications Véronique Gagnon-Piquès.

À Yamachiche, un camion poids lourd qui transportait une cinquantaine de porcs s’est renversé sur la route 153, non loin du chemin des Caron. Les bêtes se sont alors retrouvées en bordure de la route et dans le champ, nécessitant l’intervention de plusieurs personnes afin de pouvoir les récupérer.

Accidents

La journée a été plutôt difficile sur les routes, notamment avec un accident mortel à Saint-Paulin. Une voiture et une camionnette sont entrées en collision frontale sur la route 349 en raison de la chaussée glissante. Le passager de l’un des deux véhicules, grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital où il a finalement succombé à ses blessures. Deux autres personnes ont également été blessées dans cet accident, mais on ne craint pas pour leurs vies. 

La victime est Pascal Berneche, un homme de 

49 ans de Louiseville. Son identité a été dévoilée en fin de journée lundi. 

À Yamachiche, un camion poids lourd qui transportait une cinquantaine de porcs s’est renversé sur la route 153, non loin du chemin des Caron. Les bêtes se sont alors retrouvées en bordure de la route et dans le champ, nécessitant l’intervention de plusieurs personnes afin de pouvoir les récupérer. Elles ont finalement été transférées dans un autre camion, et la circulation s’est fait en alternance durant plusieurs heures à cet endroit. Heureusement, le conducteur du camion n’a pas été blessé.

Un peu partout sur le territoire de la Sécurité publique et de la Sûreté du Québec, on a noté de nombreuses sorties de route et accidents matériels.

Écoles fermées

Les écoles des trois commissions scolaires du territoire ont par ailleurs été fermées pour toute la journée. À la Commission scolaire de l’Énergie ainsi qu’à la Commission scolaire de la Riveraine, les cours, mais également l’éducation aux adultes, la formation professionnelle de même que les services de garde étaient fermés, tout comme les centres administratifs. 

Seule la Commission scolaire du Chemin-du-Roy a maintenu les cours aux adultes, la formation professionnelle et les services de garde. Le personnel était d’ailleurs tenu de se présenter au travail malgré la suspension des cours pour les écoles primaires et secondaires.

Le service de garde de l’école Jacques-Buteux a toutefois dû fermer en début de journée en raison d’un bris d’aqueduc survenu non loin de l’école, nécessitant l’intervention de la Ville de Trois-Rivières et la fermeture de rues dans ce secteur.

Il s’agissait de la troisième journée en cette année scolaire où les écoles fermaient en raison d’une tempête. Selon la porte-parole de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Anne-Marie Bellerose, il n’y a que deux journées au calendrier scolaire prévues pour la reprise de tempêtes, soit le 4 mai et le 1er juin. «Cette troisième journée ne sera donc pas reprise. Ça va devenir un congé, tout simplement», explique Mme Bellerose.

Marie-Sol Saint-Onge

Mieux vaut en rire...

À l’occasion de la tempête de lundi, le clin d’œil du jour est assurément revenu à Marie-Sol Saint-Onge, cette artiste trifluvienne amputée des quatre membres après avoir été atteinte par la bactérie mangeuse de chair.

Habituée de publier des photos cocasses à l’occasion sur sa page Facebook, Marie-Sol s’est mise en scène lundi matin, faisant comme si elle venait de glisser sur la glace. La photo la montre couchée sur le dos dehors, les quatre prothèses lui servant de membres étant éparpillées tout autour. «Attention au verglas, ça glisse», peut-on lire.

«On dit souvent qu’il vaut mieux en rire. C’est ce que j’ai fait. L’humour fait beaucoup partie de notre projet et ceux qui nous suivent apprécient ça énormément», indique Marie-Sol. L’artiste avait fait un peu le même genre de mise en scène récemment avec la hausse du prix de l’essence, où elle s’exclamait : «Ça va coûter un bras et une jambe», ou encore avec la dernière tempête de neige où elle écrivait en avoir «les jambes sciées».

Plus de 10 500 internautes suivent la page Facebook de Marie-Sol Saint-Onge.