Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Un réveil brutal pour le maire Michel Angers

Un flot d'appels des services d'urgence a sorti Michel Angers de son train-train, tôt jeudi matin. Depuis son arrivée à la tête de la Ville de Shawinigan en 2009, jamais n'avait-il été confronté à un événement aussi sordide.
«C'est un peu traumatisant», commente-t-il. «Mes premiers mots vont aux familles des victimes, aux amis, aux voisins. Un drame comme celui-là, c'est assez épouvantable. On pense toujours que ça arrive ailleurs. Personne ne souhaite ça dans sa ville, dans sa communauté.»
M. Angers ne semblait pas connaître les femmes qui auraient été assassinées dans une résidence de la rue du Lac-Marchand, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides. 
«Je sais que pendant la nuit, le CIUSSS a dépêché des équipes», raconte-t-il. «Ça s'est déployé très rapidement. C'était le branle-bas de combat: les pompiers, les policiers... La prise en charge a été très rapide, mais ça n'enlève pas le fait que c'est un drame épouvantable, qu'on n'a jamais le goût de vivre.»
Le conseiller du district des Montagnes, Serge Aubry, connaît bien le secteur de la tragédie.
«Ce n'était pas des gens que je connaissais», raconte-t-il. «J'ai passé là pendant ma campagne électorale et j'y vais une fois de temps en temps, mais pas à cette maison particulièrement. Je n'étais pas familier avec eux.»
«On pogne de quoi», reconnaît le conseiller. «J'ai eu un appel tôt le matin, pour me faire expliquer ça. On ne s'attend pas trop à ça. Ce n'est pas facile à comprendre. Ça semble être un drame familial. Je ne peux pas voir ce qui s'est passé.»
M. Aubry s'attend évidemment à ce que le sujet alimente les discussions dans son secteur au cours des prochains jours.
«Les gens vont ne parler que de ça», prévoit-il. «J'offre mes sympathies à toutes les familles. Quand ça arrive près de chez vous, ça fesse!»