Yannick Mboumi réclame 10 600 $ à la Société Immobilière Duguay, qui gère le centre commercial La Plaza Trois-Rivières.

Un panneau tombe sur sa voiture: une indemnisation insuffisante

TROIS-RIVIÈRES — Un étudiant en soins infirmiers et père de famille a eu une bien mauvaise surprise, le 20 octobre dernier, lorsqu’un panneau du centre commercial La Plaza Trois-Rivières est tombé directement sur sa voiture.

L’affiche sur laquelle figure le nom des différents commerces de la Plaza est tombée sur la Toyota Corolla 2017 de Yannick Mboumi alors qu’il entrait dans le stationnement du centre commercial. Bien qu’il n’ait heureusement subi aucune blessure, son véhicule a été déclaré perte totale par ses assurances. Étant donné qu’il n’est pas responsable de l’accident, il a donc eu droit à une indemnisation pour son véhicule.

L’histoire ne s’arrête pas là pour M. Mboumi. Malheureusement pour lui, ses assurances lui ont remboursé un montant inférieur de 6000 $ à celui du prêt auquel il a souscrit pour acheter sa voiture.

«J’ai fait des démarches pour avoir un nouveau prêt, mais avec ma nouvelle situation comme étudiant, on me demande de payer ce qu’il me reste à rembourser avant de pouvoir avoir un nouveau prêt, déplore M. Mboumi. Mais puisque je suis retourné aux études, je n’ai pas les moyens de payer. Alors je suis obligé de me débrouiller sans voiture.»

Cette situation le limite dans ses déplacements, ce qui est particulièrement problématique puisque le Trifluvien doit se rendre chaque jour à ses cours... au Collège Shawinigan.

«Je fais du covoiturage deux journées par semaine et sinon, j’emprunte la voiture de ma conjointe, explique-t-il. Mais c’est plus compliqué pour moi d’aller faire l’épicerie, de déposer mes enfants à l’école ou d’aller à des rendez-vous.»

La Toyota Corolla 2017 de Yannick Mboumi a été déclarée perte totale par ses assurances.

«J’aurais pu perdre la vie»

Le père de deux enfants, âgés de 10 et 5 ans, affirme avoir envoyé une mise en demeure à la Société Immobilière Duguay, exigeant qu’elle lui rembourse 10 600 $, soit les 6000 $ qu’il doit rembourser pour son prêt automobile et 4600 $ pour perte de jouissance. Or, l’assureur de la Société Duguay a contacté M. Mboumi pour lui demander d’envoyer à nouveau des documents qu’il leur avait, affirme-t-il, déjà transmis, avant de finalement lui dire qu’il n’obtiendrait pas d’indemnisation.

«Ils m’ont dit que, puisque mes assurances m’ont déjà versé un montant, ils n’avaient pas à me payer quoi que ce soit. Mais ils sont responsables de ce qui se passe sur leur terrain, ce n’est pas comme si j’avais frappé une autre voiture. D’ailleurs, j’ai été chanceux, car cet accident aurait pu me coûter la vie ou à un piéton qui aurait pu se trouver à cet endroit-là et à ce moment-là.»

M. Mboumi déplore par ailleurs le fait que la Société Immobilière Duguay ne l’ait pas contacté après l’accident, ne serait-ce que pour s’excuser.

En plus de subir les désagréments d’être privé de son automobile, le père de famille doit payer les frais d’un avocat qui l’accompagne dans ses démarches puisque, malgré son retour aux études cet automne, son revenu pour l’année en cours est trop élevé pour avoir accès à l’aide juridique.

«Si la seconde mise en demeure qu’il [l’avocat] a envoyée ne donne rien, il va me conseiller d’aller aux petites créances pour m’éviter de payer davantage. Mais c’est un délai de cinq ou six mois avant de passer en cour», se désole-t-il.

L’étudiant en soins infirmiers prend donc son mal en patience et espère avoir un retour de l’assureur de la Société Immobilière Duguay, qui communique également avec son propre assureur. Il pourrait toutefois se résigner à acheter un véhicule usagé en attendant que le tout se règle.

La Société Immobilière Duguay a pour sa part indiqué au Nouvelliste que le dossier était entre les mains de son assureur.