Un homme accusé de violence envers sa famille

Trois-Rivières — Le procès d’un homme de 58 ans a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières relativement à des allégations de violence envers sa femme et ses enfants.

Cet individu d’origine africaine, dont on doit taire l’identité pour protéger celle des victimes, aurait en effet fait vivre des moments d’enfer à sa famille depuis son arrivée au Canada en décembre 2013. Il aurait non seulement giflé à plusieurs reprises sa femme et ses enfants mais il aurait aussi utilisé une ceinture et des souliers pour les frapper. Il est d’ailleurs accusé de plusieurs chefs de voies de fait et de voies de fait armées.

Selon son ex-conjointe, les événements de violence auraient commencé en Afrique pour ensuite se poursuivre dans leur nouveau pays d’adoption. À cette époque, les quatre enfants (dont trois sont issus de leur union) étaient âgés entre 4 et 11 ans.

Dans le cadre de disputes conjugales, il la traitait souvent d’imbécile et de femme sans éducation. «Il me frappe partout. Il commence avec sa main et utilise ensuite sa ceinture sans regarder où il frappe. Je la connais la douleur d’une ceinture, moi, et ce n’est pas facile!», a-t-elle raconté au juge Rosaire Larouche.

Elle affirme avoir supporté beaucoup avec cet homme en espérant qu’il allait changer mais en vain. À la demande de la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, elle a notamment relaté un événement où il l’aurait frappée dans la salle de bain, ce qui aurait pour effet de lui faire perdre pied et de la faire tomber sur le rebord du bain. Enceinte de deux mois, elle aurait ensuite fait une fausse couche.

En larmes, elle a aussi parlé des fois où il a frappé les enfants devant elle. À une occasion, il a levé un enfant dans les airs en les tirant par les oreilles parce que ce dernier voulait de l’aide pour ses devoirs ou la signature d’un parent. À chaque fois, elle a tenté de s’interposer en lui demandant de la frapper elle plutôt qu’eux. Elle soutient aussi que les enfants ont souvent réussi à la sauver des griffes de cet homme. Lorsqu’il commençait à la frapper, ils se mettaient à crier ce qui avait pour effet de le calmer puisqu’il craignait d’alerter les voisins.

Ce sont d’ailleurs les enfants qui ont commencé à dénoncer les agissements de cet individu aux autorités, notamment à leur école. Elle se rappelle notamment d’avoir reçu la visite d’intervenants de la DPJ à ce sujet en 2015. Or, elle a avoué au juge avoir menti pour protéger son conjoint en leur disant que tout allait bien. Il a fallu attendre en 2016 pour qu’elle parle pour la première fois de ces présumés événements de violence aux policiers. Le procès de cet homme, qui est défendu par Me Mario Mélançon, va se poursuivre toute la semaine.