Un entrepôt réduit en cendres à Shawinigan

Un entrepôt de l'avenue Bonaventure a flambé comme une allumette mardi matin, à Shawinigan.
L'incendie a forcé l'évacuation de quelques résidents dans le secteur, mais personne n'a été blessé. Le bâtiment appartenant à L'Entrepôt du couvre-plancher a été réduit en cendres et la Sûreté du Québec a hérité de l'enquête pour déterminer l'élément déclencheur du sinistre.
Les pompiers de Shawinigan ont été avisés par les voisins peu après 7 h.
«Cinq minutes plus tard, la première équipe était sur les lieux et c'était déjà un embrasement généralisé», raconte François Lelièvre, directeur du service de sécurité incendie. «C'est devenu une alarme générale, avec une trentaine de pompiers. Nous sommes restés en défensive. Ça n'a pas été long; la structure s'est effondrée.»
La Sûreté du Québec a été appelée en renfort. Elle a établi un large périmètre de sécurité, en plus de procéder à l'évacuation de certains immeubles environnants pour quelques heures.
«Nous avons été demandés en assistance», raconte Annie Thibodeau, agente d'information à la SQ. «De façon préventive, nous avons évacué des immeubles de la rue Giroux parce que ça brûlait pas mal. Mais il n'y a eu aucun blessé et ces immeubles n'ont pas été touchés.»
Des détonations provenant de l'entrepôt ont semé une petite commotion dans le secteur. 
«Lorsque nous sommes arrivés à l'intérieur, il y avait un chariot élévateur avec des bouteilles de propane», précise M. Lelièvre. «Nous avons entendu deux explosions provenant des deux bouteilles qu'il y avait pour le chariot élévateur. Les policiers ont évacué les maisons, mais les gens ont pu les réintégrer rapidement.»
Le directeur précise que compte tenu de la configuration du quartier, avec ses fortes dénivellations, les pompiers ont dû pomper beaucoup d'eau qui s'accumulait dans les rues. 
Cet incendie s'est produit dans le même secteur où le conseiller du district des Hêtres, Jean-Yves Tremblay, lançait un cri d'alarme la semaine dernière. Il s'inquiétait alors de la qualité du déneigement, plus particulièrement de l'étroitesse des rues qui pouvait, selon lui, compliquer les manoeuvres des équipes d'urgence. M. Lelièvre assure que cet élément n'a pas nui lors de cette intervention.
«À la suite de cette nouvelle, nous avions fait le tour des rues dans le secteur et tout était correct», mentionne-t-il. «Le camion de vidanges passe à toutes les semaines, alors on passe!»
Une équipe de Gaz Métro a aussi été dépêchée sur place pour interrompre l'alimentation principale. Une pelle hydraulique s'est occupée des débris lorsque l'élément destructeur a été maîtrisé.
Mauvais réveil
Le propriétaire de l'Entrepôt du couvre-plancher, François Trottier, a été tiré de son lit par un appel de la centrale d'alarme sur son téléphone cellulaire à 7 h 02 précisément. À son arrivée sur les lieux, une épaisse fumée noire s'évadait de la toiture.
D'après ses premières constatations, il ne voit pas autre chose qu'un problème d'alimentation au gaz naturel ou un trouble électrique pour expliquer ce brasier. Aucun indice d'entrée par effraction n'était visible à son arrivée.
Cet immeuble a longtemps abrité l'ancien BMR de Moisan & Frères. M. Trottier estime à 250 000 $ l'inventaire qui s'est envolé en fumée mardi matin. 
Le propriétaire se console à l'idée que les nombreux agrandissements au magasin principal de la 7e Avenue pourront être mis à contribution au cours des prochaines semaines pour pallier cette perte. 
«Si ça avait brûlé à Grand-Mère, j'aurais les yeux pleins d'eau!», se console-t-il. «Mais là, il n'y a eu aucun blessé, rien. Le père qui a perdu sa petite fille de quatre ans (à Saint-Élie-de-Caxton), c'est pas mal pire que moi. C'est ma belle-soeur qui la gardait...»