Simon Rousseau devra revenir devant le tribunal le 2 août pour la suite des procédures judiciaires intentées contre lui.

Un bébé de trois semaines violenté

TROIS-RIVIÈRES — Un autre présumé cas de bébé violenté a été dévoilé, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières, avec la comparution de Simon Rousseau, 21 ans de Trois-Rivières.

L’individu a été formellement accusé de voies de fait graves et de voies de fait causant des lésions corporelles. Selon ce qu’on peut apprendre dans la dénonciation autorisée contre lui par la procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, la présumée victime n’avait que trois semaines.

Les événements sont survenus le 23 janvier dernier à Trois-Rivières. Rousseau aurait brassé l’enfant au point de lui infliger une fracture de l’humérus et des lésions avec saignements au cerveau qui s’apparentent à celles d’un bébé secoué. C’est la mère qui aurait alerté les policiers pour signaler des blessures au visage de son enfant.

Rousseau doit aussi répondre à une accusation de bris de promesse pour avoir communiqué avec cette femme alors que cela lui était interdit.

L’individu, qui est défendu par Me Mario Mélançon, a cependant pu reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires. À la demande de la Couronne, il devra cependant respecter plusieurs conditions dont celle de ne pas avoir la garde et la surveillance de tout enfant âgé de moins de six ans. Il lui est également interdit d’avoir des armes. La cause a été reportée au 2 août.

Notons que Rousseau a des antécédents judiciaires en matière de vol, d’entrave et de voie de fait contre les forces de l’ordre. Il a également des causes pendantes pour vol et bris de probation.

C’est la deuxième fois en moins de deux mois que la police de Trois-Rivières procède à l’arrestation de suspects pour des gestes de violence qui auraient été commis sur des bébés. Le 6 avril dernier, un jeune couple avait comparu pour des voies de fait graves infligées à leur enfant de huit mois.

L’homme de 21 ans avait été accusé de voies de fait graves et de voies de fait causant des lésions corporelles alors que la mère, âgée de 20 ans, avait pour sa part été accusée d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence de son enfant. La petite fille avait notamment les deux tibias fracturés, des égratignures et des ecchymoses au visage. Ce couple a également pu reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires mais avec des conditions. La cause de l’homme a été reportée au 27 juin alors que celle de la femme au 24 juillet.